À ceux qui veulent que jamais la nuit ne cesse

Blackat

A ceux qui veulent que jamais la nuit ne cesse,

cachant au creux de son étreinte les âmes perdues ou retrouvées.

A ceux qui craignent le lever du jour avec détresse,

comme la fin d'un merveilleux rêve à peine caressé.


A ceux qui désirent tant ne jamais revoir l'astre flamboyant,

balayant et embrasant le ciel avec une impassibilité effrayante.

Ceux qui haïssent avec fracas mais aiment en un silence languissant,

ceux qui savent savourer la lumière née des ombres envahissantes.


A ceux qui ne trouve refuge que dans les bras de Morphée,

ou dans le muet, ténébreux et frais silence,

d'une nuit meurtrie par un désespoir inavoué,

sous la lueur maternelle de la lune, intense.


À ceux qui garde les souvenirs de leur vie passée

qui observent la valse des étoiles chaque nuit

rêvant, seuls, d'une étrange éternité,

où ils désirerait la mort plus que la vie.


À ceux qui n'ont que leurs regrets

à embrasser le soir durant leur sommeil.

Et à ceux, enfin, qui souhaiterais étouffer

sans peurs ni remords la dictature du Soleil.

Signaler ce texte