AU BOUT DU MONDE

mysterieuse

Accrochant des reflets à ses mots raturés à l'encre violette de nos nuits, le flou de ses émotions étreint mes illusions.

 

Lorsque nos lettres se frôlent, puis s'enlacent, pour dessiner les mots de nos maux, le manque charnel des amants séparés par le souffle du temps, les espaces de vie, l'épistolaire relève du divin.

 

Elles cultivent l'éros, entretiennent le voluptueux de ma nature féminine, le pervers envoûtant de sa virilité.

 

Il aime tant en moi engendrer des fantasmes, se comporter en maitre dans mes nuits esseulées, accrocher une laisse autour de mon collier, révéler la féline, la flatter de caresses pour mieux l'amadouer, avant de la punir d'être trop effrontée.

 

De ma cambrure naturelle qu'il aime accentuer, d'une claque murmurée au cœur de mes yeux verts, il réclame, autoritaire, que je lui en rappelle les contours, en lettres capitales de mes doigts excités au feu de mon clavier.

 

Quand mon regard déchiffre, ses courriels si lointains, venus d'un autre ailleurs, depuis sa chambre en terre de feu qui l'accueille seul avec son destin, mon écrin en gémit. il ensorcèle mon ventre, embrase ma fièvre corporelle et mouille mes dentelles

 

« ... De mes mains expertes, je caresse tes fesses, ces deux globes magnifiques comme j'aime à te le dire, alternant les caresses et le claquement de l'empreinte de ma main

 

 Tu aimes tant qu'on te fesse dans cette position que tu es gorgée de sucs tel un fruit mur,

 

 Tu aimes quand mes doigts remontent ton sillon et le creuse davantage encore,

 

 Quand mes yeux de braise plongent si profondément sans tes chairs que l'intime n'est plus de notre monde »

 

J'aime qu''il me parle ainsi, ses paroles écrites traduisent ses désirs, nos désirs d'aller toujours plus loin.

 

Je peux ressentir jusqu'au plaisir de la cuisante douleur d'une fessée amoureusement luxurieuse

 

Enchère diabolique sous les lettres magiques qu'il vient de m'envoyer

 

« Encore, demande-moi encore de te fesser. Tu l'as mérité, tu avais relâché cette cambrure que j'aime tant, celle qui ne me cache rien de toi. Tu sais que je veux te connaitre dans tes plus profonds intimes, ton bouton est ce soir, dans ma chambre solitaire, l'objet de toutes mes tentations, comment y résister. »

 

Je sens la chaleur m'envahir, langue de braise entre mes cuisses, le feu n'est plus en tes terres, mais bien au creux de ma secrète qui n'a de mystère pour toi que celui de ma jouissance.

 

 Je pars pour un voyage au bout du monde. Mon monde celui qu'il a créé pour moi, pour entendre mon plaisir couler entre ses doigts en même temps que le sien, éclaboussant mes cybers aveux érotiques de sa semence en solitude.

 

Reviens vite, poser une laisse à mon collier, m'offrir de toi tous les démons et m'enchaîner à tous tes vices dans notre si particulier univers érotique, le virtuel pour genèse !

Report this text