Au doux de la nuit

Alice Gauguin Bis

Au doux de la nuit, quand tu m'honores
Tu perces là, sans le savoir mon trésor
J'ai goûté là à la perle de l'or
Deslors...

Bien sûr que je veux revivre ce feu
Qu'il ne soit jamais dit, ci-gît, feu
"Ce qui a été fait, a été fait"

Ce qui a été fait fera
Encore de moi, un petit rat de l'opéra
Qui crescendo, pianissimo dansera
Sur les courbes de tes secousses sysmiques
A en aduler tes mimiques
Te regarder, plaisir et tics
Que font silencieux les stigmats
Quand je vois en toi que se monte le mât
D'un feu en toi Etna

Elle, la petite précieuse
Quand je la titille, heureuse
Se dresse dans une force
Plus grande que le poids d'un "horse"
Savoure ces instants...
Que tu oublies parfois...
Non, plus ne te noies
Dans ce qui ne va pas ce temps

Je velours de mes doigts...
Toute chair de ton corps
Toi aussi est fait d'or
Deslors...

Ton galbe, tes courbes masculines
Point plus il n'en faut, point moins
La perfection n'existe pas
Pourtant, je ne t'ai jamais trouvé aucune faille
Jamais de Aïe
Tellement mes doigts deviennent dansant sous l'effet de ta soie
Tu es toi, être soi

Tes cheveux mal coiffés
Je les décoiffe d'autant plus
Que nous sommes les plus seuls
Les seuls deux de l'instant

Signaler ce texte