Appolonides

terosse

Je dédie ce poème à une consœur.

Pourquoi te refuser, Oracle au temps meilleur ?

Chant rêveur aux sanglots imbibés du malheur

Qui ne dit mot, mais tait _ car ambré du surpoids

De pensée trop bileuse _ un écho qui parfois

Nous donne peu de foi, mais renvoie cents douleurs.

 

Je te sens, mais dis non : dégoût des compromis.

Ne pas dire trop de moi. Cela n'est pas permis,

De même que scruter au-delà de ces doutes.

Je sais ne rien savoir_ mise à part haïr toute

Cette autre fade route en des peurs ennemis !

 

Sans rêver, ni attendre _ avide de dire vous,

Impatient d'être soi, l'âme grise _ oui j'avoue !

Mon œillade apprécie quand l'azur le regarde :

Ce miroir de ma honte où chaque ombre me garde

De ce bonheur qui tarde au sang que je lui voue.

 

L'effroi peint sur le moi l'écran d'un parasite,

Scène au cœur des émois d'un destin composite.

J'aimerais l'évoquer sous des feux enchantés

Eclairants sa nuance à chaque mot hanté.

Mais l'orgueil fait chanter l'horizon qui hésite.

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