Chaos sensoriel

Théo Seguin

J'admire les eaux obscures de l'Oise me monter aux oreilles.

Je sens l'herbe fraîchement coupée m'éblouir la vue.

J'écoute le chant des oiseaux sucrer ma langue.

Je goûte la pluie qui, du sombre ciel nuageux, tombe sur mon visage et dérange mon odorat chétif.

Je ne flaire plus, je n'ois plus, je ne tâte plus, je vais à l'aveugle.

Je touche la terre trempée qui émousse ma peau fripée par la brume délicate, linceul des jours heureux de beau temps.

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