Chères femmes...

menestrel75

Chères femmes
Sœurs d'existence et de pénitence
C'est en aimant une des vôtres que je crois détenir une âme
Notre mal de vivre que vous remplacez par la chance
De pouvoir naître 
Nous serions bien seuls sans vous connaître
La queue flottante, piteusement entre les jambes

Merci, mon Dieu, de les avoir façonnées si belles
Si le plaisir a le goût du sucre alors les femmes sont caramel. 
Les seins veloutés quand elles se cambrent.
Ces formes d'une insoutenable attirance, cette offrande
Faisant rouler les épaules de notre appareil d'ordinaire urinaire,
Se gaussant enfin, fier de pointer l'air
Prend les commandes comme l'index de Jésus se réfère à Notre père
Pour délivrer des paroles fondamentales

Mais je suis ravi d'être animal
Charger mon humble canon
Il faut voir les paradisiers les cerfs les lions 
Qui s'écharpent pour s'encanailler 
Simple extension dilatation insertion et impulsion
Puis pluie de boulets par-delà le bastion
En grognant comme un guerrier
Menant enfin l'assaut sur une ville trop longtemps assiégée

Bataille commémorée sur la stèle
Composée par la cervelle pour l'heure descendue dans les beaux et bas organes
Plus haut les bouches collées muettes pleines d'intentions vives de conquête 
Inspire les voeux de la voir totalement découverte
Voie d'eau dans la dentelle 
Effluve océane 
Retirant élégamment sa petite culotte
Ô infernal Dédale
Ô bénie soit cette Cathédrale
Endurcissement automatique
Qui décalotte 
Sans sollicitation manuelle mon pic 
Pas d'échappatoire furieuse envie
Pas de porte de sortie
Juste une entrée
Savoir montrer
Comment la combler
Replis élastiques étirés relâchés à bâtons rompus 
D'aller et venir jusqu'à ce que je n'en puisse plus
Enfin remplis
Devoir amoureusement accompli
Un peu précoce ma foi plaisir tronqué
Équivalent au supplice de m'avoir trop manqué

Vieux frère n'aimes-tu pas leur tolérance
Quand elles savent comprendre l'urgence 
De plonger dans leur corps
Je promets d'être plus patient à l'écoute d'un encore 
Le conseil est de ne jamais être désolé
Mais s'ouvrir au moindre de ses désirs toujours prêt à redécoller
N'oublie pas après auprès d'elle sommeiller
Dans la chaleur du terrier
Aimer c'est un peu se battre et mourir
Cédant son sabre dont l'essence de la vie fut tendrement vidée 
Ou plutôt transférée mais pourquoi à ce moment s'interroger sur cette idée 
S'oublier mais être Là avec elle rêver dormir
Après que vaincu par le désir
Quand elles viennent à s'en saisir
Avec noblesse….
Suite possible!
Signaler ce texte