Course vagabonde

minuitxv

Il lit sur les lèvres du silence

Et puise sa force dans les souvenirs des autres

Plus beaux, plus chers

Parce que les siens se sont fait la belle

Avec ses envies, dans sa pénitence secondaire

Il régurgite les années vidées de leur substance

La nuit, sur son oreiller

Pour ne pas faire de bruit, pour ne pas déranger

Il se tait comme on fuit

Sans dire au revoir, sans regarder derrière lui.

Il compte les jours sans personne

Un nouvel horizon pourrait tout changer

Il espère une ombre, ou une poussière ?

Quelque chose d'autre, n'importe qui.

Ainsi va le temps

De l'autre côté de lui

Fouillant dans les poches

De son nombre premier

Pour ne rien lui laisser

Qu'un timide espoir sur le fil du rasoir

Et l'inconnu qui rit quand il se coupe le souffle

A crier qu'il n'est jamais trop tard.

Ainsi va le temps

Dans son nombre entier

Faisant fi du hasard.


Si tu le peux ce soir,

Empêche le soleil de se coucher,

Retiens les couleurs dans le ciel

Le rose et l'oranger

J'aimerais, ne serait-ce qu'une seconde,

Voir le temps s'arrêter.

Si tu le peux alors, dans ma course vagabonde,

Je déposerai mes larmes à tes pieds











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