Cris dans le néant, analyse.

saurimonde

J'analyse mon propre poème Cris dans le néant.

La mer et l'océan
Reflètent l'infini
Amers cris du néant
Répètent à l'infini
Cosmos, espace-temps
Je suis anéanti
Une rose en ce temps
Puis mort dans l'infini
Une fois au néant
Restera l'infini
La mer et l'océan


Cris dans le néant est un poème de onze vers en hexasyllabes, doté de rimes riches ainsi que de rimes cachées se trouvant dans le début des vers, telles que : 

La mer / Amers

Reflètent / Répètent

Cosmos / Rose

Il y a un effet miroir avec les mots terminant les vers, avec comme miroir le centre du poème, et au centre du poème le vers est Je. (seul vers ne comportant aucun doublon dans le poème et seul vers avec Je.) C'est à dire que le Je reflète à la foi l'infini et le néant, la beauté éphémère, symbolisée par la rose, et la mort.

La mer et l'océan 5
Reflètent l'infini 4
Amers cris du néant 3
Répètent à l'infini 2
Cosmos, espace-temps 1
Je suis anéanti <--- Le Je est miroir.
Une rose en ce temps 1
Puis mort dans l'infini 2 
Une fois au néant 3 
Restera l'infini 4 
La mer et l'océan  5 

A la fin le poème voudrait par une sorte de négativité pousser à se terminer par La mort et le néant, le vers se lit presque par soi-même à cause du mot mort et néant dans les 2 vers précédant l'avant dernier vers, à cause de leurs proximités sonores avec La mer et l'océan. (Mer, on lit mort ; océan, on lit néant.) 

Puis mort dans l'infini
Une fois au néant  
Restera l'infini
 La mer et l'océan   <--- on lit La mort et le néant

Ce qui signifie qu'à la fin au lieu du néant, continue simplement la vie éternelle qui se poursuit, symbolisée par la mer et l'océan, l'eau qui donne la vie et qui la reprend, symbole d'éternité.  A contrario de Rimbaud qui fait de la mer et le soleil l'éternité, ici c'est l'océan et le cosmos. Cependant, on peut aussi comprendre de ce vers caché dans ce vers, qu'il se subsume dans cette éternité la mort et le néant. (Pour Démocrite, comme pour Leucippe, la nature est composée dans son ensemble de deux principes : les atomes, ἂτομα, (littéralement : « insécables », ce qui est plein) et le vide (ou néant).

Si on commence à lire le poème par le centre, le centre qui est le miroir du poème, le poème garde son sens. Si on le lit à partir de lui jusqu'en bas ou de lui jusqu'en haut. Ce qui dénote qu'il n'y a pas de mauvais chemins dans la vie. Juste l'Homme faisant l'expérience de la vie, et l'infini (Dieu) faisant l'expérience de la beauté et de l'amour à travers lui. Tout ne peut exister qu'à travers nous.


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