Déballage de citrons

alexandra-basset-9

Tout envoyer vriller, valser, comme une toupie en déroute. Le lien est ébranlé, la corde d'antan, solide, tendue, a été écorchée, elle ne tient plus qu'en filaments.

On a tout saccagé, la beauté et les rêves alors, les pleurs adviennent, plus lourds que la pluie elle-même. Et la rage me submerge, je voudrais m'arracher la tête, la disséminer dans la chair de tes yeux vides.

Quand j'attends encore, et que tu n'es que désapprobations. Quand mes mots humides serpentent sur la paroi étanche de ton cœur, alors je voudrais mourir. 

Tu ne m'offres que tes propres tourments en miroir de mes inquiétudes. Je voudrais m'en aller, poser un interlude. Tu deviens un carcan alors que je suis déjà emprisonnée en moi-même. Je ne veux plus te suivre dans les recoins obtus de tes pensées octogonales.

Autant être entraînée par ce tout abject et m'y jeter en pâture, avant que tu n'en pâtisses.

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