Des nouvelles d'elle...

lyselotte


Il est là ! mon dernier ouvrage, parut la semaine dernière. Lyselotte au fil du temps. 

Un extrait, pour vous donner envie...

La couverture est de Richard Faivre Monzo et il y a , à l'intérieur de mon livre, d'autres illustrations du même auteur. 


Extrait de Fantasme. 




"Il sourit et la ploie de nouveau vers lui pour reprendre où ils l'avaient laissé, leur ascension vers le plaisir.

De nouveau tendus l'un vers l'autre, ils explorent, à petites touches, les zones sensibles de leurs corps.

Leurs mains câlines effleurent, glissent dans des sillons, empaument des rondeurs.

Elle se laisse glisser sur le corps de son amant, recommence, comme au début de leur étreinte, son petit jeu avec les tétons de Julien, qui gémit.

— Tu aimes ? demande-t-elle.

— J'adore ! répond-t-il.

Elle glisse plus bas...

Vers le nombril qui, débarrassé de son petit habitant, ressemble à un bouton pression. Elle y laisse traîner son bout de langue, abandonnant sur cette rondeur plissée, une parure de bulles. Juste dessous, le gland, posé sur un paillasson de frisettes brunes. Il tressaute au rythme des salves de plaisir qui électrisent le corps du garçon.

 Elle saute de l'un à l'autre et Julien se raidit.

— Calme, murmure-t-elle tout en passant son index mouillé sur le cabochon lisse et luisant comme une soierie.

Elle prononce ce mot si près, si près que son haleine chaude l'enrobe de tiédeur. C'est délicieux.

Quand sa main, qu'elle a ganté de salive, s'empare de son sexe, Julien se fige, tout entier absorbé par l'intense exultation que lui procure cette caresse ferme et douce à la fois.

Puis il respire à petits coups, comme une femme en gésine, pour calmer la fulgurance qui semble prête à jaillir. Il serre les dents, pense intensément à des trucs désagréables, comme tout à l'heure, se refusant à baisser si vite les armes.

Il a des choses à lui montrer à Céleste ou son orgueil de mâle va en prendre un coup (si je puis dire).

Mais la voilà qui l'astique lentement, alternant pression douce et serrement. Elle chapeaute son dôme de sa bouche brûlante, passe sa langue autour du frein si tendre, si sensible. Elle laisse sa salive dévaler la hampe et l'essore de la pulpe de ses doigts. Chacune de ses phalanges assemblées en fourreau procure un plaisir tout neuf au garçon.

Certes, sa main ou celle, charitable, de ses quelques amies, lui ont déjà prodigué cette sorte « d'attention », mais là, avec Céleste, pour cette première fois, c'est fantastique.

Étalé comme une étoile de mer sur les draps froissés, il soulève parfois la tête et regarde. Son gourdin disparaître dans la gaine des doigts puis réapparaître, victorieux et trempé, tel une marionnette de guignol, pour être aussitôt happé par les lèvres gourmandes de la belle. À bout de résistance, il abandonne sa contemplation pour ne pas venir, là, tout de suite sur ces muqueuses qui puisent sa force.

Puis les doigts le lâchent et là...

Il sent son rostre naufrager dans une cavité ardente, profonde et moelleuse et n'a plus conscience que de la lente progression de cet engloutissement vers il ne sait quoi. Enfin si, il s'en doute. Il va à sa perte, c'est certain.

Presque au point de non-retour, il sent sa queue retrouver le frais de l'abandon juste avant qu'elle ne soit de nouveau plongée dans ce délicieux puits où les perles de dents douces lui taquinent la hampe. Et cette langue agile qui frétille comme un menu fretin autour de son gland ! Et ce fond tout moelleux sur lequel il se cogne et revient.

Quelle divine pipe ! Il n'en finit plus de se plaindre, chavire ses hanches au rythme des embouchements, les doigts agrippés au drap qu'il tire-bouchonne allègrement.

Et elle, la goulue qui semble ne jamais s'en lasser, pompe ce rhizome ponceau, le câline amplement de sa gorge profonde, guettant, la mâtine, les sursauts et raidissements de son amant si délicieusement torturé.

Elle salive et l'avale, presque jusqu'à la garde et le laisse quand sa queue se raidit encore.

Elle suit alors d'un bout de langue taquin, la grosse veine qui sinue au long de son phallus, remonte quand elle atteint le doux tapis qui lui pare le bas-ventre, en suivant le même chemin, jusqu'au gland victorieux qu'elle coiffe de ses lèvres en cupule.

Elle y cueille, abeille gourmande, la goutte de miellat qui en sourd, la roule sur ses papilles, la mélange à sa salive et en oint le vit tendu comme un mât de cocagne."

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