Echangisme

menestrel75

Non, je n'ai jamais pratiqué l'échangisme! Mais j'ai énormément échangé des mots, des pensées, des envies, des souvenirs. Rangés dans un précieux grimoire, je les exhume !
Cette nuit-là, une chaleur de canicule nourrissait mon habituelle insomnie.
Tu flânais sans cesse dans ma mémoire et tout me manquait de toi.
Ton sourire, ton regard, aussi invitant qu'une piscine toute bleue, ton corps !
ton corps, chaud comme une plage où j'aurais tant aimé échouer !
Et ton feu aussi inépuisable et brûlant que le soleil...
Tu n'as point parlé en entrant.
 
J'ai aussitôt refermé derrière toi et verrouillé la porte comme si j'avais peur que tu t'enfuies à nouveau loin de moi.
En me retournant, nos bras se sont frôlés et quand j'ai senti venir l'explosion il était trop déjà trop tard...
Tu étais dans mes bras et nos baisers en disaient long sur le désir féroce qui nous animait.
Des larmes te montaient aux yeux...Enfin ta bouche !
Nos quatre mains bougeaient sur nos deux corps à une vitesse folle, comme pour rattraper le temps perdu.
Tu t'es dégagée de mon étreinte avec difficulté, essoufflée par autant d'envies.
 
Chacun de tes frissons naissant sur ton corps portait mon nom,
ils étaient à leur place sur ta peau et j'avais bien l'intention qu'ils y restent.
J'embrassais ta poitrine, continuant de descendre ma bouche, avec une faim démesurée, sur ce corps qui m'obsédait depuis si longtemps.
 
Ton regard était si beau, si ardent. Les paillettes dans tes yeux m'émerveillaient.
Ta peau sur la mienne irradiait, tes mains se faisaient ventouses.
Me penchant sur toi, je dégrafais ton soutien-gorge, libérant tes seins, obus d'amour.
Fragile, surprenante, paradoxale, sentimentale, enfantine, dévergondée, tu es arrivée dans ma vie avec la grâce à durée déterminée d'une parenthèse.
 
Tu aimais que je t'appelle ma petite pute d'amour. Tu aimais tant mes mains.
Mes mains, ventouses sur tes seins, sur tes hanches, sur tes fesses, mes mains semaient le trouble et menaient la danse.
Puisque tu m'avais affirmé que ton cul savait danser... 
Glissade. Échappée. Rond de jambe. Lancinant corps à corps.
Tes résistances s'effritaient, se cassaient, tombaient, l'une après l'autre avant l'ultime reddition.
 
« Ne me parle pas de ma reddition… Le rendez-vous de ta queue, mes lèvres et ma langue, était une véritable fête.
Un immense feu de joie.
Tu as joui sans retenue, éclaboussant ma gorge, mon cou, mes lèvres...
Tes gémissements puissants et rauques n'ont fait qu'augmenter mon appétit de toi.
Alors ma bouche a continué de faire la fête avec ta queue… jusqu'à ce que tu t'agenouilles devant moi pour m'embrasser avec une telle fougue ! »
 
« Je te voulais là, dans mes bras, avec moi, sur moi, dans moi...
Puis tu as cogné à la porte de mes désirs.
Comme ça en pleine nuit, comme si mes pensées, mystérieusement, t'avaient appelé.
Avant même d'ouvrir mes portes, je savais que c'était toi
et mon corps en chaleur ne souhaitait qu'une seule chose : se souder au tien aussi longtemps que possible... »
 
« Parce qu'en plus d'être un homme merveilleux, tu avais les attributs physiques pour me plaire et me satisfaire.
Je n'avais envie d'aucune parole, que des gestes, et encore des gestes, les miens, les tiens, du plaisir et encore plus de chaleur pour faire suer nos corps jusqu'à la sécheresse...
Et pourtant, je sais trop bien (et toi aussi) que j'étais d'abord tombé amoureuse de tes paroles, de tes mots incendiaires. »
 
- « Posant mes mains sur ton ventre, je t'ai poussé jusqu'au mur en te regardant droit dans les yeux.
J'ai enlevé ta chemisette, impatiente d'avoir accès à ta peau.
De ma langue mouillée j'ai léché tes mamelons.
Je les ai pris entre mes dents. Je les ai mordus. »
 
« J'étais ensorcelée par cette bosse dans ton pantalon...Cette queue qui avait inspiré tous mes plaisirs solitaires ces dernières semaines.
À genoux devant toi, j'ai détaché ton pantalon de mes mains maladroites pour les descendre jusqu'à tes chevilles avec ton sous-vêtement.
Je caressais l'intérieur et l'extérieur de tes cuisses et mes yeux faisaient des aller-retours entre ton regard brûlant et ta verge droite et rigide. »
 
« Ton sexe, ta verge, ta queue, je l'ai d'abord prise dans ma main pour sentir sa chaleur, je l'ai respirée, je l'ai frottée partout, sur mon visage et mon cou, puis en donnant de petits coups de langues sur ton gland, je me suis demandé si la nuit serait assez longue pour tout le plaisir que je désirais t'offrir...
Et je me suis empressée d'engloutir tout ton sexe dans ma bouche. »
 
Jamais le feu n'avait brûlé aussi fort.
Je t'ai baisée partout. Sur les yeux.
Sur le nez.
Sur ton ventre.
Entre les fesses.
Je t'ai baisée dans tes rêves.
 
« Je t'ai baisé encore plus.
Je t'ai baisé les pieds.
Je t'ai baisé les mains.
Assoiffés d'eau et de peau. Tu m'as menée dans la salle de bains.
Tu m'as lavée comme jamais je ne l'aurais imaginée,
forçant ma pudeur et toutes mes portes. 
Ce fut à mon tour, ma douceur a forcé ta pudeur»
 
Quand je me suis réveillé, le ciel était bleu, le soleil brillait de tout son feu.
 
« J'étais au paradis !
mais il n'y avait aucune trace de ton passage dans mon lit...
J'avais été seule toute la nuit. »
Alors le coeur lourd, ils se sont vite rendormis,
priant pour se retrouver dans leurs rêves douloureux.
Signaler ce texte