Edgar&Maeva

julien-greco

Edgar ! Oui, je le connais bien. C'est un ami que je pourrais désigner de longue date. Si mes souvenirs ne me font pas défaut. La première fois que j'ai rencontré ce bon vieux Popol. Ce fut dans le quartier, tout prés d'ici. Il accrochait des affiches offrant une récompense à la personne qui retrouvera Maeva. Sa jeune épouse ayant disparue. Un triste évènement qui avait secoué la ville, il y a presque 40 ans de ça. Le bougre de l'époque et d'aujourd'hui n'est jamais passé à autre chose. D'ailleurs, je vous avoue que je suis fou de cette histoire. Dés que j'ai posé mes yeux sur l'une de ses vielles affiches. L'image de Maeva a eu une ascendance sur mon rythme cardiaque. Mon propre palpitant était soudain devenu comme celui d'un autre. L'empathie que j'ai pour Edgar et mon envie de retrouver sa femme. A fait que je suis devenu son ami proche et un admirateur de Maeva. 

Il a 60 ans passés. J'en ai 31 malgré la différence d'âge nous nous entendons bien.  L'absence de Maeva fait beaucoup, nous parlons d'elle sans arrêt. Elle alimente nos conversations, nos inspirations. On s'imagine des scénarios toujours plus burlesques expliquant sa disparition. A-t-elle prit la fuite pour d'autres horizons aux conjonctures plus attrayant ? Un Dieu déguisé en homme l'aurait peut-être emmené avec lui ? Des hommes tous vêtus de noir, des agent immobiliers l'ont surement kidnappée ? 

Mr Popol vit dans la même maison depuis son enfance. Je lui rend visite des que je le peux. Dans son Manoir comme il aime si bien l'a nommé. Nous restons des heures sur le perrons assis confortablement sur les rockingchairs à boire de la bière. Le plus souvent des bières ambrées ou rousses, ce sont ses préférées.  On rentre à l'intérieur seulement quand le temps se gâte. Edgar ne vit qu'au rez-de-chaussée par peur de ne pouvoir redescendre. Trop de souvenirs sont là-haut dit-il. L'escalier est quasi impraticable tant on y trouve toutes sortes d'affaires. 

Pour en revenir au sujet qui m'émoustille, c'est à dire Maeva. Je lui ai demandé à maintes et maintes reprises les détails sur sa disparations. D'après lui, il l'aurait vu pour la dernière fois. "Avant de partir travaillé, je la vois encore prendre les escaliers carton en main. Je me souviens de ce vendredi matin en 1980 comme si c'était hier. Elle venait tout juste de s'installer le jour d'avant. Les autorités m'ont suspecté d'être le responsable de sa disparition. Ils on fouillés toute la maison pendant des jours jusqu'à défoncé un mur au sous-sol. Un agent avait cru entendre un miaulement derrière celui-ci."


A SUIVRE    

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