Elle

expectative

si ELLE était moi?
C'était le soir et elle ne savait que faire. Devant son écran d'ordinateur, elle regardait la photo de cet homme qui venait tout juste de lui faire signe via un réseau de rencontre.
Elle se demandait bien ce qui pourrait arriver si elle répondait à ce message.
Vivant seule à présent, elle n'avait rien à perdre. Pas de comptes à rendre.
Les sens à fleur de peau, l'envie de voir ces yeux de près, d'avoir ses mains dans ses cheveux qui lui semblaient doux, toucher ces lèvres rondes et accueillantes, l'envie de le savoir s'empara d'elle et elle décida de répondre.
Sans hésiter, il répliqua de sitôt. Ce qui, sans contredit, la fit sursauter en lui procurant la chaleur du désir au creux des reins et en son sexe qui devint humide. Elle le voulut. Elle le désira.
La discussion se fit directe et aguichante. Pendant l'heure, il lui écrivit des mots qui la retinrent devant l'écran; ses désirs et ses envies.
Ses moindres gestes, sa sensualité et sa verge. Les mots de cet homme lui ravageaient le bas du ventre, ils la piquaient au vif de son désir, de son envie de lui.
Plus elle lisait, plus son sexe se mouillait. Plus son clitoris durcissait, jusqu'à n'en plus supporter de ne pas être sous l'emprise de la langue de cet homme qu'elle imaginait langoureuse et affamée.
N'y tenant plus, elle se surprit à glisser sa main vers le bas de son ventre et à gentiment effleurer son sexe tout en espérant sentir de loin,
les va-et-vient de cette queue qu'elle désirait de plus en plus. 
Le risque, l'inconnu, n'écoutant plus que son envie de lui, elle l'invita chez-elle.
Ce jour-là, la journée lui parut si longue, l'attente si intense. Les minutes passaient, plus longues les unes que les autres.
Le temps semblait prendre son temps. Les minutes semblaient ne pas vouloir se succéder. Puis enfin, l'heure du départ arriva.
Elle quitta le boulot, les mamelons durcis et le sexe gorgé de nectar, à l'insu de tous. 
Sur le chemin de retour, elle se demandait bien ce qui était sur le point de se passer.
Qui il serait. S'il serait aussi vibrant que les mots écrits les jours précédents.
Est-ce qu'enfin, elle aurait trouvé l'amant tant cherché?
Toutes ces questions se bousculaient en elle, quand elle réalisa qu'elle était déjà à la maison. Plus que quelques minutes avant son arrivée.
Elle courut se soulager, rafraîchit son sexe d'un peu d'au fraîche, passa un gant humide entre ses fesses et ne remit pas sa culotte.
Lumières tamisées et musique de fond. Le vin, bien entendu, faisait partie de la soirée.
Enfin, on frappa. Son ventre se noua. Son sexe se gonfla et devint humide dès qu'elle ouvrit la porte. 
Elle se retint pourtant. Laissant le plaisir l'envahir, ses seins se rengorger de désir.
Présentations faites, vin servi, les discussions allèrent bon train, lui sur un divan, elle dans son fauteuil..
Qui. Qui ferait le premier pas... Enfin, il change de place, s'assoit près d'elle. Elle dépose son verre, se retourne et l'embrasse farouchement.
Enfin, ses mains dures mais suaves sur elle. Sa bouche, partout. Elle se laisse toucher, se laisse enivrer. Elle le veut en elle.
Pas une parole n'est nécessaire, il sait ce qu'elle attend de lui, ce qu'elle veut.
Lui plaquant ses mains sur les cuisses il la regarde droit dans les yeux, d'un geste assuré il remonte sa jupe et y découvre son mont des plaisirs juste là,
bien en vue et qui s'offre à lui comme un fruit défendu sur lequel il se plaque brusquement les lèvres pour pleinement le savourer.
Elle se cambre, elle gémit, elle aime. Elle se donne. Encore et plus. Il ne faut pas que ça s'arrête. Elle a envie de sa verge mais n'ose pas le lui dire.
Il se délecte férocement d'elle. Voir sa langue qui voyage sur son bourgeon lui fait tourner la tête.
Sentir ses mains la toucher, la découvrir. Elle se sent faiblir. Enfin, l'amant qui sait d'instinct assouvir ses désirs.
Ses gémissements se font de plus en plus forts. Il se dévoile, nu devant elle.
A la vue de ce sexe qui d'un instant à l'autre sera en elle, elle frémit, elle devient folle.
Plus rien, rien autour, les bruits n'existent plus, le temps ne compte plus, seulement cette baise qui ne doit pas finir.
Le va-et-vient de cet homme en elle est sans hésitations, le prélude d'une jouissance assurée.
Elle le sent partout en elle à la fois, rien n'est laissé au hasard, chacun de ses vas lui tire un cri, chacun de ses viens la garde en soumission totale, et lui en font vouloir plus. 
Bien qu'elle croie qu'il ne le sache pas, il la tient sous son joug.
Et il la baise et elle jouit. Il la ravage, elle se donne. Elle se fond. Il l'empoigne, la mène vers le lit, la prend de derrière et la ravage de plus belle.
Elle crie, elle le sent encore et encore venir et aller, sans marquer de pause, sans laisser son corps oublier ce qu'il reçoit.
Elle coule. Son navire chavire; sa verge est tellement puissante que sa fontaine ne cesse de gicler. Son sexe l'emplit, la possède. C'est l'amant de première.
Partout encore ses mains, sa bouche, sa queue. Elle n'a pas de répit. Elle se veut baisée ainsi. Encore, encore qu'elle se dit.
Elle ne veut pas que ça s'arrête; qu'il la pénètre encore et de plus belle. Elle jouit, elle gémit. Elle veut en redemander mais les mots lui échappent.
Elle s'accroche aux draps, elle sent sa chatte sur le point d'exploser. Sa queue est partout en elle, toujours encore sans fin. Il faut que ça continue.
Mais les sensations culminent. Il la baise et la baise pour entendre ses cris. Il reste bien bandé et ne cesse de la consumer.
Elle dérive vers l'abîme. Elle sent le dernier moment se pointer, elle le refuse. Elle mouille et elle gicle. Elle gicle et elle jouit.
Il ne cesse de lui marteler le derrière de ses coups de bassin répétés. Il sait ce qu'elle désire, il sait qu'elle est tout près de l'orgasme.
Lui flanquant une fessée, il la dirige où il la veut. Elle pleure, elle crie, elle aime ce que cet homme crée en elle. 
Un dernier cri est arraché comme si son âme la quittait.
Elle jouit, elle s'abandonne, elle fait naufrage.
Au moment où elle meurt dans sa propre jouissance, son corps renaît.
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