embrasée

Louise Mc.

Un soleil de soir estival jetait ses rayons invisibles contre la fenêtre, la traversait de part en part pour venir embraser mes cheveux. Alors que l'astre émergeait entre les arbres qui bordaient le jardin, les mèches rousses avaient brusquement pris feu. Je m'étonnais de leur flamboiement sur mon pull bleu marine et de la lumière qu'ils jetaient dans le coin de mon œil. La chambre à peine éclairée accueillait la teinte rouge que prenait cette partie de mon corps chaque fois que je me tournais vers les vitrages.

Je reprenais ma lecture, relevais la tête quelques pages plus loin, mais alors, les rais de lumière avaient disparu, absorbés par le feuillage dans lequel ils s'étaient plongés. 

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