Envolée

lunaloona

Je ferme les yeux, le vent souffle, tellement fort. 

Muette devant cette levée, qui gronde, prête à tout envoyé voler, comme au vent, comme au chant.

On dirait qu'au dehors ça se prépare à la tempête, un calme puis un soulèvement. Peut-être une respiration. La grande bouffée avant l'expiration. Celle qui fait jouer les cimes des arbres. Celle qui fait danser leurs âmes. 

Encore un souffle, plus puissant. 

Je l'écoute, les yeux encore fermés. Je n'ose les ouvrir de peur que le calme reprenne.

Ma respiration calée au vent.

Je refais surface. Un rayon viens illuminer le paysage, le nuage est passé. Mais j'entends encore le souffle du vent se briser sur la forêt.

La nature chante à qui sait l'entendre, murmure de sa précieuse langue. Il n'aura suffit que d'écouter, pour une fois, se laisser aller.

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