Episode 25-Escapade au siècle dernier

menestrel75

Trop, est-ce trop? ou bien n'est-ce jamais assez?
« … Dîtes-moi, vous, votre ressenti… Qu'ai-je mal fait pour ne pas vous avoir donné votre plaisir ? »
             ***********        **********         *********
Il faut que je retrouve mon souffle intérieur. Que je calme mon épiderme. Il faut que je reprenne le pouvoir sur mon corps qu'elle a embrasé.
« Attendez, sorcière… Je dois calmer mon émotion. »
« Non, non, ne calmez rien du tout, donnez-moi vos émotions telles que vous les avez là… Ne me vouvoyez pas… Je crains toujours de vous avoir déplu quand vous ne me tutoyez plus. »
« Vous avez osé… vous avez transgressé toutes les règles… Tu as été… la douceur incarnée. Tu as été, du moins je le crois, tu as été toi-même, celle que tu n'as jamais rencontrée, sûrement, tu ne te connaissais pas… »
« Vous vous trompez, je n'ai jamais eu la moindre idée, la plus petite sensation que j'étais ou avais été cette femme passionnée, à la sensualité exacerbée, …
« Arrête de m'interrompre si tu veux savoir ce que j'éprouve !
Oui, je n'ai pas joui. Tu ne m'as pas fait jouir. Tu n'as pas su me donner le plaisir de jouir. Et ce n'est pas vraiment ta faute. Tu étais tellement impatiente de provoquer ma jouissance. Tes caresses, pourtant, m'ont enflammé, j'ai infiniment aimé te regarder me branler, puis fermer les yeux pour mieux apprécier…et tenter de retarder l'explosion… Je sentais que tu aimais me branler.
Toi qui n'as jamais donné de fellation, toi dont la bouche était toute vierge, toi qui en avais peur jadis,
tu m'as merveilleusement léché… Là encore, tu voulais tellement que je jaillisse par toi… Peut-être m'as-tu trop…sollicité… au fond, je ne sais pas précisément…
Mais sais-tu…non, tu ne sais pas, bien sûr… Cela faisait des heures et des heures que je bandais, débandais puis rebandais… pour débander à nouveau…L'influx nerveux au niveau du sexe est étrange…
Et il ne faut pas ignorer l'influence du cérébral.
Tu n'as absolument rien fait de mal, je dirais plutôt que tu as tout fait très bien… Il se trouve qu'à un certain degré de paroxysme, le sexe masculin ne réagit pas toujours aussi facilement que celui de la femme. Et le tien réagit à merveille…o combien… tu as joui je ne sais combien de fois… ce qu'un vieil homme tel que moi est incapable de faire !!!
« Arrêtez, ah non, je vous interdis de dire que vous êtes un vieil homme… Vous êtes, pour moi, l'homme, en majuscules. Je me fous bien que vous jouissiez trois fois ou quatre ou je ne sais combien, ce n'est pas ce que je veux. Vous êtes et vous resterez l'homme qui m'a faite femme.»
« Et pourtant…ça compte le nombre des années ! Surtout sexuellement chez un homme, la femme peut jouir trois fois de suite à 80 ans !
Ce que tu dois savoir, ma puce, ma muse, ma sorcière, ma branleuse, ma pisseuse, ma lécheuse, c'est que chez un homme, enfin je n'en sais trop rien pour les autres mâles de la planète… c'est que les connexions, non pas les connexions, disons les inter-connexions entre l'anus et le sexe sont étranges.
Tu m'as branlé, doucement, plus fermement, lentement, puis plus vite, longtemps, je me suis retenu autant que je pouvais… mon érection a baissé… puis est revenue… Aurais-je dû me laisser jouir ? Bon, je ne l'ai pas fait… Et puis, et puis … tu as voulu t'occuper de mon cul… Et tu as été…étonnante… Le mot est faible… Et tous les mots que tu disais, que je ne pouvais pas ne pas entendre, tous ces mots que tu m'as offerts m'excitaient presqu'autant que ce que tu faisais… oui, je sais, cela t'excitait aussi de les prononcer, de verbaliser ce que tu me faisais, ils te servaient, ces mots, à souligner que tu me possédais aussi par les mots, pas seulement par ta langue, par tes doigts…
J'avais compris, quand tu étais allée te nouer les cheveux, j'avais entendu le bruit du coupe-ongles…
Et cette délicatesse m'avait troublé, ému…
Je ne peux pas te dire, en tout cas pas maintenant, c'est trop frais, ce que j'ai vraiment ressenti quand ta langue fouillait mon antre… j'ai failli ne pas tenir ma promesse, t'interdire d'aller plus loin quand j'ai senti ton doigt prendre la relève… quand je me suis senti, en effet, enculé par ton doigt,
j'essayais de faire le vide… je me disais … ‘'mais elle est en train de m'enculer, elle s'enfonce, elle va sentir…''  Je n'avais pas mal, du tout, je me suis laissé aller… Tu l'as senti je crois…
Et maintenant, tu es là, contre moi, tes cheveux me chatouillent, ton sourire me ravit,
tes soupirs m'émeuvent, je perçois sur tes mains, sur ton nez, les effluves de mon propre corps…
sensation troublante…
« Vous ne dîtes rien… vous savez bien que pour moi, tout est une première… Vous me le direz ? Tout à l'heure ? Demain ?
Signaler ce texte