Et finalement...

Dominique Capo

Commentaires personnels

Hier, ayant reçu des menaces de représailles – y compris judiciaires éventuellement – parce que je parle ici parfois de sentiments ou de faits qui me sont personnels, j'ai pris une décision :

Désormais, comme c'est le cas ce jour, lorsque j'aborderai ce sujet ou d'autres annexes à celui-ci, j'userai de pseudonymes. Ainsi, les personnes qui ne désirent pas être nommément spécifiées au travers de mes textes les concernant – quand c'est le cas – ne pourront pas me taxer de répandre des rumeurs infondées, d'être le relais de « ragots » les évoquant. Je pense que, de cette façon, je pourrais – je l'espère ? - continuer de m'exprimer à peu près librement sur les thèmes qui me tiennent à cœur ; et que j'ai besoin de partager ici avec vous. Les individus que je citerai seront, de leur coté, préservées dans leur souci de respectabilité, et dans leur désir de montrer une image avantageuse d'elles-mêmes auprès des gens qu'ils côtoient dans leur réalité quotidienne.

Personnellement, je n'éprouve aucune honte d'écrire sur ces sujets éminemment personnels. Je suis comme je suis. J'ai autant de qualités que de défauts. J'ai des erreurs, des fautes, des maladresses, à mon actif. J'ai parfois meurtrit, blessé, heurté, etc. des gens. J'en suis conscient. Le contraire est aussi vrai. Mais qui est exempt de telles expériences tout le long de son existence ? Personne !!! Croire le contraire – que ce soit pour soi ou pour n'importe qui d'autre – est de la pure hypocrisie, vanité, et fait montre d'un orgueil et d'un ego démesurés.

Dissimuler ces aspects de la personne que l'on est par souci de respectabilité, par souci d'être à son avantage auprès des gens qui nous entourent, est leur mentir. C'est leur montrer une fausse image de nous-même. Telle est ma vérité. Tout le monde n'est pas obligé d'y adhérer. Mais c'est la mienne, et je la revendique haut et fort. Ce n'est pas être impudique, irrespectueux, de penser cela, selon moi. C'est comprendre, intégrer, et accepter le fait que nous ne sommes pas parfaits. C'est accepter le fait que les autres ne nous perçoivent – et ne nous percevrons jamais – comme des personnes parfaites. Je dirai plus : s'entêter à s'imaginer qu'en se montrant sans faille, sans faiblesse, sans fêlures, est se cacher la réalité de qui on est véritablement. C'est se manquer de respect, comme c'est manquer de respect aux autres.

Est-ce que les gens nous aimeront moins, nous admireront moins, nous respecterons moins, nous entourerons moins, parce que nous ne nous montrons pas en permanence sous notre meilleur jour à eux ? Non !!! Ou, si c'est le cas, c'est que ces personnes ne sont pas de véritables amis, des individus sur lesquels on peut compter lorsqu'on est dans le besoin, dans la souffrance. Lorsque nous traversons des drames et des épreuves. Lorsque nous sommes blessés ou face à nos difficultés. Car, c'est dans ce genre de situation que nous découvrons la véritable figure des gens qui nous sont chers d'une façon ou d'une autre. Ce n'est pas quand tout va bien et que chacun est heureux, que l'on voit qui est présent et qui ne l'est pas. Non, c'est quand tout va mal, que vous êtes perdu, fatigué, éprouvé. C'est là que se révèle la vrai façon de se comporter des uns et des autres vis-à-vis de vous ; et vice-versa, évidemment. Puisque ce qui est vrai pour eux est aussi vrai pour soi.

Ces derniers jours, j'ai découvert un certain nombre de faits à propos de personnes que je nommerai « l'Impératrice », « la Reine », et « la Princesse ». Et ce que j'ai appris conforte ma position. Moi qui les fréquente depuis longtemps, je ne les reconnais plus. Pire encore, je les reconnais de moins en moins.

Hier, j'ai eu une conversation houleuse avec la Reine. Sans lui citer mes sources – par souci de confidentialité, mais aussi pour les protéger de représailles éventuelles ; comme celles dont on m'a menacé -, je lui ai parlé de leur ressenti vis-à-vis d'elle. La Reine m'a alors répondu : « De quoi tu te mêle. Ce ne sont pas tes affaires. Tu ne fais que colporter des calomnies. Et si ces gens ont des choses à me dire, à moi ou à la Princesse, ils n'ont qu'à venir s'en expliquer !!! ». Je lui ai alors rétorqué que ce n'étaient pas des ragots, puisqu'ils étaient présents au moment des faits qu'ils évoquaient ; ils en ont été les témoins directs. Et puis, il faut bien avouer qu'avec leur tempérament de plus en plus autoritaire, ne supportant aucune contradiction ou aucune critique, ces gens n'osent pas affronter de vive voix la Reine ou la Princesse. Ni l'une ni l'autre ne les écouteraient. Ou, comme elles s'y emploient avec moi, elles retourneraient la situation afin de minimiser leur rôle et leur responsabilité. Elles détourneraient l'attention sur des événements où elles sont moins exposées, mais où leur contradicteur – trice – porterait tout le poids de la faute. Elle le – la – culpabiliserait par une pirouette dont elles sont friandes.

C'est une façon d'agir très bien rodée, et que la Reine ou la Princesse emploient à l'envi. J'en ai été maintes fois victime. La seule différence, hier, c'est que je ne me suis pas soumis à ce « jeu » dont la Reine ressort toujours en position de force. Elle a été contrarié d'apprendre que j'avais reçu des confidences de gens qui l'entouraient qui avaient lu le dernier texte où je détaillais sa manière de se comporter avec moi, ainsi qu'avec la personne ayant une sclérose en plaques, avec laquelle je vis. Elle a été contrarié lorsque je lui ai expliqué que le ressenti que j'ai vis-à-vis de sa façon de faire était le même – à peu près en tout cas – que ces gens à son propos ou à propos de la Princesse.

Car, il faut avouer que la Reine, comme la Princesse, du fait de leur statut dans les milieux qu'elles fréquentent, ont une attitude qui fait d'elles le centre du monde. La Princesse n'hésite pas à bousculer, à insulter, à critiquer, quasi-quotidiennement, ceux et celles qui ne se plient pas à son diktat. Elle jure, elle ordonne – et nul n'a à venir contester, même s'il est dans son bon droit. Elle en arrive à faire fuir des gens qui la connaissent depuis des années. Quelqu'un qui travaillait pour la Princesse a démissionné pour aller ailleurs où elle n'est pas vu comme un larbin. D'autres ont quitté les lieux avec leurs affaires, parce qu'ils ne supportaient plus cette ambiance en permanence électrique. La Reine, elle, a le même comportement, où elle est le centre de l'attention. Et nul ne doit remettre en cause ce qu'elle a décidé. Ce sont ses solutions qui priment, que ça plaise ou non. Quand on essaye de trouver un compromis susceptible de satisfaire les deux partis, elle va systématiquement fermer toutes les portes pour qu'au final, il n'y ait que la sienne qui soit acceptable – et acceptée.

Alors, moi qui ai découvert tout ceci, évidemment, je suis pris à parti. La Reine ne supporte pas qu'on ose critiquer la Princesse. Car, à ses yeux, la Princesse est intouchable. Comme le domaine où elle exerce est aussi le sien, qu'il est sacré, nul n'a le droit de remettre en question la manière dont elle s'y comporte. La Princesse non plus. Elles s'y donnent en spectacle, elles invectivent, elles traitent les gens avec mépris, suffisance, vanité. Elles entraînent dans leur sillage des jeunes qui copient l'attitude de la Princesse, et qui se comportent comme cette dernière. Mais c'est normal, naturel. Nul n'a rien à y redire. Et gare à celui ou celle qui oserait !!!

Le pire, c'est que la Reine critique le fait que j'exprime mon ressenti, mes « états-d'âme » sur Facebook. Elle dit que ce sont des choses personnelles, que ce ne doit pas être déballé en place publique. Or, quand elle ou la Princesse se manifestent ainsi devant les gens qu'elles croisent, ça ne leur pose aucun problème. Mème lorsqu'il s'agit de gens qu'elles ne connaissent pas, ou pratiquement pas. Ou qu'il s'agit de gens qu'elles connaissent, mais qu'elles les prennent à parti devant des inconnus. C'est de l'hypocrisie pure et simple. N'est-ce-pas comme si elles étalaient leur comportement sur un « réseau social ». La seule différence, que le leur se situe dans une « réalité matérielle », et non pas au sein de la « réalité virtuelle ». Néanmoins, le résultat est le mème.

Ce qui préoccupe le plus la Reine et la Princesse, donc, c'est l'image que l'on a d'elles. Ou plutôt, l'image qu'elles ont d'elles-mêmes face aux autres. Donner des leçons, rabrouer, bousculer, juger ou condamner est « normal » pour elles. Car ce sont des dominatrices ; elles ont toujours donné des ordres, et elles ont toujours eu l'habitude d'être obéi. Pendant longtemps, ayant très peu confiance en moi, et profitant de cela, j'ai été celui qui devait se soumettre sans discuter. Je n'avais pas le droit à la parole. Je n'avais pas à donner mon opinion ; puis, de toute façon, mon opinion n'était ni entendue, ni assimilée, ni prise en considération.

Peu à peu cependant, à force d'encouragement, de voir des gens qui croient en moi et en mes écrits, à force de volonté, d'expériences qui m'ont appris que me voix compte autant que celle de n'importe qui, j'ai réalisé que j'avais le droit de m'exprimer. Que ce que je pense, que ce que je dis, que ce que je fais, que mes passions, que mes objectifs, que mes ambitions, ont autant de valeur et de poids que celle de l'Impératrice, de la Reine, ou de la Princesse. Que le métier d'écrivain et d'historien qui est le mien, est aussi respectable et honorable que celui de n'importe qui.

Il m'a fallu des années pour le comprendre, l'accepter, le revendiquer sans honte ni orgueil. A avoir le désir de ne plus me cacher cette fierté de contribuer, à ma manière, à la réflexion générale dans les domaines qui me sont si chers, et que j'évoque régulièrement ici. Peu importe si financièrement ça ne me rapporte que peu. Qui sait, un jour, quand je publierai mon livre sur les origines idéologiques et ésotériques du Nazisme. Peu importe si ma notoriété n'est pas grande. L'essentiel, pour moi, est humblement, modestement, d'apporter ma petite pierre.

Et justement, c'est là où je veux en venir. Quand la Reine me dit que « ce ne sont pas mes affaires », eh bien justement, je ne suis pas d'accord. Ce que vivent les gens, qu'ils soient amis, ou autres, proches ou moins proches, ne me laisse pas indifférent. J'ai de l'empathie. Je sais ce que c'est que souffrir, que faire face à des drames, des épreuves, des solitudes, des silences, des larmes, etc. Avec le temps, j'ai appris que chacun d'entre nous, un jour ou l'autre, y est confronté. J'ai compris que l'indifférence aux autres, et à leurs soucis, à leurs problèmes. Surtout quand on est concerné par eux, que ce soit de près ou de loin. Surtout quand ce sont des personnes qui nous sont chères, que l'on aime, qui comptent.

Ce n'est pas en se cachant la tète dans le sable que ça fera disparaître cette réalité. Ce n'est pas comme cela que ça résoudra les difficultés qu'elle engendre. Ce n'est pas en y étant indifférent qu'ils ne nous atteindrons pas d'une façon ou d'une autre. Se montrer sans empathie, détourner le regard pour faire semblant de ne pas les voir, être froid fait montre d'un égocentrisme, d'un égoïsme, démesuré. Et si j'ai bien retenu une leçon de mon passé, c'est que le résultat en est toujours plus catastrophique. Le cataclysme qui en résulte et mille fois plus dévastateur que si on s'était impliqué pour y porter remède au moment opportun.

De fait, je ne peux demeurer indifférent. Ce serait aller contre ma nature, contre mes valeurs, contre tout ce en quoi je crois ; contre tout ce pour quoi je me bats pour apporter ma maigre contribution. Ce serait comme si je reniais les principes auxquels je me voue au travers de mes textes. Ce serait comme expliquer : « Pourquoi envoyer des médecins dans des zones de guerre ? Pourquoi faire bénéficier les plus pauvres et les plus démunis des services des resto du Cœur, d'Emäeus, etc. ? Après tout, ce n'est pas ma vie. Pourquoi cela devrait-il me toucher, m'émouvoir. Ca m'est indifférent. ».

Et bien non, ça ne m'est pas indifférent. Comme ce à quoi je suis confronté vis-à-vis de l'Impératrice, de la Reine, ou de la Princesse, ne me laisse pas indifférent. Comme les problèmes, les comportements, les dissensions, les façon de regarder les gens, le monde, qu'elles ont, ne le laisse pas indifférent. Et qu'en conséquences, avec mes faibles moyens, en m'impliquant, en portant ma voix haut et fort – même si pour cette raison je prends des risques -, j'agis en toute conscience. Je tente de trouver des compromis permettant de vivre en harmonie les uns avec les autres, heureux d'être ensemble, heureux de partager ce qui nous unit. Fier d'être la personne que je suis, qui n'a pas à cacher ce qui l'émeut, ce qui le touche, ce qui le révolte, ce qui lui apporte du bonheur. Heureux de savoir qu'il y a des tas de gens qui croient en moi, qui ont confiance en moi. Assez confiance pour que je brise ces fers que l'Impératrice, que la Reine, que la Princesse, souhaiteraient me voir conserver. Parce que cette situation est tout à leur avantage.

Tant pis si moi j'en suis triste et malheureux. Ca les indiffère. Ca les laisse de marbre. Tant pis si elles me meurtrissent, et d'autres autour d'elles avec moi. A leurs yeux, ça n'a pas d'importance. Ce qui est important, c'est qu'elles conservent leur statut. C'est qu'elles conservent l'image qu'elles ont d'elles-même et qu'elles montrent aux autres. Leur auréole qui leur permet de briller, de pontifier leur ego.

J'en ai assez d'avoir souffert de cette suffisance, qu'elles se croient supérieures aux autres. Et à moi en particulier. Ca ne peut plus durer. Autant pour ma sérénité lorsque je suis à leurs cotés, autant pour ma santé ou celle de la personne ayant la sclérose en plaques avec laquelle je vis. Autant pour ne plus avoir cette pression permanente, d'être jugé et condamné parce que ma sensibilité ,e me rends pas indifférent aux autres ; à ma façon, avec mes mots, par des actes qui me sont propres. Mais qui sont tout aussi honorables et respectables que ce qu'elles font, que ce qu'elles disent, que ce qu'elles pensent.

Une chose encore, avant de terminer : tout ceci ne m'empêche pas d'aimer l'Impératrice, la Reine, ou la Princesse. Les différends que j'ai avec elles – comme ceux que j'ai déjà eu avec elles par le passé – n'ont rien à voir avec les sentiments que je leur porte. On peut ne pas être d'accord avec quelqu'un, avec certaines parties de ce qu'il est, de ce qu'il pense, de ce qu'il dit, de ce qu'il fait, sans pour autant s'en détourner. Sans pour autant cesser de l'aimer. Sans pour autant s'imaginer que c'est la personne la plus horrible du monde. Sans pour autant croire qu'on n'a plus rien à voir ou à faire avec elle. Sans pour autant ne plus la respecter ou l'honorer.

Imaginer cela est confondre l'amour et ce qui nous différencie les uns des autres. Et justement, ce qui nous différencie est une richesse, un trésor. C'est ce qui nous permet d'échanger, de partager, de dialoguer, d'apprendre de l'autre, etc. C'est parce que nous sommes différents, que nous nous aimons aussi. Sinon, nous n'aimons que nous-mêmes, et uniquement nous-même dans le regard de l'autre. Nous nous voyons nous-même au travers de notre détracteur ou détractrice.

Alors oui, j'aime l'Impératrice, la Reine, la Princesse, malgré leurs défauts, malgré leurs comportements et leurs actions que je réprouve. Car ce que j'aime chez elles a plus d'importance, a plus de valeur, que ce qui me meurtrit et me fait verser des larmes amères. Je ne minimise ni l'un ni l'autre de leurs aspects. Mais c'est l'amour qui l'emporte et qui l'emportera toujours. Et je serai toujours à leurs cotés, comme je l'ai toujours été tout le long de ma vie, quand elles auront besoin de moi, quand elles seront dans la souffrance, quand elles vivront des drames et des épreuves. Et Dieu sait que nous en avons déjà traversé, ensemble, des événements qui nous ont marqué au fer rouge pour le reste de notre vie. Et nous en vivrons certainement d'autres ; c'est inévitable. Et ce n'est pas une question d'age, de handicap, de fortune, de statut social, d'éducation, etc. C'est l'existence qui nous l'impose, que nous le voulions ou non, que nous l'acceptions ou non.

Et si elles, ne souhaitent pas se tenir à mes cotés pour des raisons que j'ai évoqué aujourd'hui plus haut, et jadis ailleurs, moi je serai là. Car je les aime...

  • La liberté d'expression, même en famille reste un droit... Faire pression est inadmissible.. . Certes , il est parfois des vérités fort déplaisantes à entendre, surtout quand les gens sont dans le monde de l'apparence... seulement l'écriture est un bel exutoire , afin de se libérer de certaines souffrances... continue d'exprimer tes ressentis...

    · Il y a 3 mois ·
    W

    marielesmots

Signaler ce texte