Et soudain...

vionline

Bien que douce, je ne suis pas Madame Irma. Je ne suis pas Madame Soleil non plus. En aucun cas je ne suis voyante. Quand je parle de tête de boule de cristal qu'il ne faut pas trop secouer sous peine de voir tomber la neige, je n'évoque pas un don quelconque. Je n'ai rien d'extraordinaire. Je ne me vante pas d'avoir telle ou telle capacité hors du commun.

Peut-être que juste... Juste... Vous vous souvenez de Coluche lorsqu'il parlait de Roger Gicquel, présentateur du journal de 20h dans les années 70 ?


- "Quand un avion s'écrase dans le monde, c'est sur les pompes à Roger Gicquel".


Voilà, on va dire que l'actualité du Monde se lit sur ma figure. Malheureusement, ce n'est jamais la rubrique culturelle ou les originalités joyeuses du quotidien qui s'affichent en premier dans mon regard. Éventuellement, le journal des initiatives (comme sur France 3 Régions), mais je ne fais ni la pluie ni le beau temps, non. Tout au plus, traitez-moi de baromètre, je ne le prendrai pas mal.

Etant émotive, le phénomène qui m'arrive bien souvent est un sentiment soudain que j'ai sur le coup du mal à comprendre. Il m'arrive toujours sans que je ne le provoque, à n'importe quelle heure, mais s'installe dans mon humeur, parasite tenace. C'est l'impression que j'en ai. A prendre avec des pincettes vus les médocs hallucinogènes que je m'enfile tous les jours, contrainte et forcée.

Aujourd'hui, le sentiment d'insécurité a régi en maître. Anxiété bien entendu. Mais ce danger, figurez-vous qu'il s'est révélé de manière bien concrète ce soir.
Je n'entrerai pas dans les détails, mais j'ai eu des gestes involontairement dangereux qui auraient pu faire beaucoup (plus) de mal, il y a de cela deux heures. Vous me direz, quand on sent un "danger" qui nous frôle dès le réveil et tout au long de la journée, on n'a plus la même façon d'agir: plus hésitante, méfiante, trop prudente, ce qui mène souvent à ce qu'on aurait souhaiter éviter.

Ce danger, ainsi que la douleur que j'ai causée, j'espère qu'il n'est pas contagieux, j'espère être la seule a en avoir souffert ce soir. Non, je ne suis pas une "lanceuse de sorts" (ce que j'ai déjà entendu sur mon compte), je ne vis pas pour causer du tort aux autres en y prenant plaisir.

Tout ceci pour dire que du danger, il y en a eu, vers 21h. Il s'est matérialisé à ma plus grande peine.

Cependant, il s'est passé autre chose, vers 16h30-17h aujourd'hui. Un autre sentiment m'a soudainement envahie: un bonheur, tel un soulagement, à la simple salutation d'une personne, dont le prénom évoque des souvenirs anciens. Souvenirs dont j'ignore la véritable provenance. Je me dois de rechercher encore qui est cette Charlotte déboulant d'un passé que je méconnais.
Une chaleur agréable m'a enveloppée tout à coup et un morceau d'Etienne Daho a siffloté dans ma tête. De manière parfaitement impromptue, cherchant à s'installer durant un bon moment. Ce n'est pourtant pas mon chanteur préféré. J'attends de savoir si demain la même atmosphère régnera. Si oui, alors cette fois, j'espère que cette joie sera bien communicative, que tout danger sera écarté. Que mes mouvements resteront calmes et synchrones: frapper quelqu'un sans le vouloir parce qu'un cerveau ne maîtrise pas son corps, est un calvaire.

"Soudain, je me sens le cœur léger léger
Presque trop heureux à en crever,
C'est bête, c'est un sentiment merveilleux
Comme si j'avais acquis un p'tit bout d'paradis
Tous les espoirs me sont permis puisque je suis en vie.

Tous les espoirs me sont permis
au paradis".

E. Daho, Soudain

  • Nous sommes nos émotions, les chansons que l'on écoute, que l'on s'approprie.

    · Ago about 2 months ·
    Coucou plage 300

    aile68

  • A moins d'être mystique, la dépression est plus à même de nous tomber sur la tête que la béatitude. :o))

    · Ago about 2 months ·
    Photo rv livre

    Hervé Lénervé

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