Eternité

effie

L'autre monde vous parle. Sachez tendre l'oreille.

Je suis rentrée chez moi.

Cela fera bientôt douze mois de votre Temps, sur Terre.

C'est comme si c'était hier.

C'est comme si je n'étais jamais partie, en réalité.

Ne me plaignez pas. Tout est bien, pour moi, de ce côté du voile.

Ne vous inquiétez pas.

Elle s'inquiète, la petite, la fiote.

Elle croit qu'elle a manqué à son devoir. Elle s'arrache les cheveux et se torture l'esprit. Elle a fait ce que son cœur lui dictait malgré les obstacles. Elle a trimé pour me comprendre. Elle a bataillé pour m'accompagner les derniers moments. Je la vois qui traîne sa figure mélancolique, je l'entends qui s'adresse toujours les mêmes reproches. C'est la solitude qui lui pèse tout comme elle me pesait lorsque je me suis retrouvée sans amour.

Elle ne doit plus pleurer. Mon affection est éternelle.

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