Fin juin

Nicolas Pellion

27 novembre 2018

Fin juin. Début d'été. Ré est à nous. Pas encore l'invasion. Peu de bélougas. Nous respirons. Je n'ai pas envie de partir, toujours le même déchirement. Des cousins me disent de repousser le départ, d'appeler ma hiérarchie. Je n'ose pas même si les derniers mois de travail m'ont épuisé et que le projet qui a dévoré mon temps est remis depuis six jours et ne demande plus ma présence.


Six jours sur l'île, c'est si court. Je renais à chaque fois que le continent s'éloigne. Je vibre aux tréfonds quand l'océan nous cerne de toute part. L'émotion, celle qui agit sur tous les membres de ma famille quand nous revenons vers cette terre dont nous avons dû partir et dont nous ne nous sommes jamais vraiment éloignés, notre épicentre, notre histoire, nos ancêtres, me saisit. L'île m'apaise, me réconforte, me libère des tensions.


J'ai fait au pas de course le tour des lieux clés, du littoral aux églises, visité les vivants et surtout les morts puisque nous ne sommes plus qu'une poignée sur l'île aussi bien côté paternel que côté maternel, que les familles de nos voisins, de nos amis, de nos cousins à la mode locale ont subi le même sort, que le tissu social séculaire est largement entamé et entré dans l'irréversible disparition de notre consanguinité. Les cimetières regorgent des nôtres sur d'innombrables générations et nous ne les visitons plus chaque dimanche après la messe.


Une débauche de fleurs et de senteurs déborde des murs et sature l'air. Il fait chaud, très chaud. Le vent, intrinsèque à l'identité de l'île, le vend'boute, à dire avec l'accent patois, qui empêche de pédaler quand il souffle fort et agit comme si la platitude devenait des lacets de montagne, qui fait que jamais l'île ne sera une côte d'azur, malgré les fantasmes méridionaux et les transformations que les riches estivants qui nous ont chassés effectuent pour défigurer l'insularité à leur image, est entré en sommeil.


La chaux reflète l'éclat du soleil qui rebondit de mur en mur, de maison en maison, illumine de cette blancheur si particulière la terre que les flots engloutiront un jour, les dunes et les digues ne suffisant plus à contenir les vimers.


Je franchis des interdits, escalade des murets pour poser les pieds dans les cours et jardins des maisons fermées dix mois par an, maisons et chais où nous avons vécu et que la spéculation, avec la complicité fiscale, nous a obligé à vendre. Je ne me sens pas hors la loi. Tout nous appartient, telle cette girouette représentant un voilier de la dernière qui nous a échappés. Je constate les changements, la disparition des arbres fruitiers pour des gazons à arrosage automatique alors que l'île manque d'eau, le remplacement des parterres de fleurs et des potagers par des piscines alors que la plage est au bout de la rue.


Un jour nous ne serons plus là, exilés et apatrides, nous allons mourir sur le continent et ne reposerons plus sous la terre sablonneuse.


Les autres disparaîtront, seront remplacés par d'autres, et puis encore d'autres, phénomène de mode. Ils voient l'île comme une villégiature où continuer quelques semaines par an les mondanités qui régissent leurs vies, d'appartements haussmanniens en chalets réinventés de montagne.


Dernier dîner. Pas eu le courage de partir avant comme prévu. Je fais durer le plaisir, déjà envahi de nostalgie. Je pars dans les roses et les ors du soleil couchant, laisse une part de moi, une part de nous, de la famille, de l'enfance. 


Ma tante est devant son portail, elle est sortie pour me regarder partir, rituel que j'ai toujours connu, que toute la famille effectue, devant tous les pas de portes, à l'entrée de tous les jardins. Nous sortons tous de la maison quand quelqu'un part, nous agitons les bras et les mains, prolongeons les embrassades des minutes précédentes, regardons les voitures jusqu'au bout des rues puis tourner au coin et disparaître. De la même façon, ceux qui partent, ouvrent les fenêtres et agitent aussi leurs bras et leurs mains, saluent ceux qui restent, les regardent s'éloigner dans les rétroviseurs ou par le pare-brise arrière.


Ce soir, je regarde ma tante, la sœur de mon père, sa fille aînée et son mari. Cette cousine est la première de ma génération, elle a dix-huit ans de plus que moi, je suis le quatorzième des quinze cousins, comme mon père est le cinquième des sept enfants, et les vingt-neuf de la génération suivante, et enfin pour le moment les quatre, bientôt cinq, de la dernière génération... la famille de mon père est un tout tentaculaire, une toile d'araignée qui se disperse et se rétracte à une vitesse folle sur l'île quand un de nous s'efface.


J'ouvre toutes les fenêtres, hume l'air marin, les bois de pins et haies de tamaris, roule au milieu des marais, admire la palette du ciel, les clochers, les forts et les murailles de Saint-Martin, l'abbaye des Châteliers, squelette de pierre au milieu des champs, me rapproche du pont et du continent. L'ouvrage d'art est comme une bouche qui nous avale quand on arrive, nous transporte dans une autre réalité, et nous rejette comme une catapulte quand on sort, arche qui nous a ouvert au monde et fait disparaître. J'avais dix ans. Je me souviens du bac et des bateaux, des attentes interminables pour embarquer. C'était long mais nous étions patients. Nous rentrions chez nous. Et si c'était trop long, nous abandonnions la voiture, embarquions à pied. L'un des nôtres, un oncle, un frère, un cousin, venait nous chercher sur l'autre rive.


L'île a disparu, je contourne La Rochelle, m'enfonce dans les terres. Soir de semaine. Hors saison. Seul. Je vais vite rentrer. Dans six heures, je serai chez moi, revigoré, serein, regonflé à bloc, rechargé d'embruns.


Les heures défilent dans la nuit qui est tombée. Ma petite voiture que je bichonne, dont la carrosserie carmin brille de propreté, file sur l'autoroute déserte. Des rangées de camions sont sur les bandes d'arrêt d'urgence aux entrées et sorties des aires de repos, je suis ébahi par cette quantité, par la diversité de leurs origines, des confins de l'Europe à nos voisins frontaliers. J'écoute la radio ou des musiques chargées sur mon téléphone, chante à tue-tête, frissonne sur un accord, me fait croire que je suis sur scène, m'invente un personnage public. Je suis heureux.


J'emmène un bout de Ré avec moi, un bouquet de pompons cueillis sur la côte. Je l'ai posé sur le tableau de bord côté passager. Je ramène toujours quelque chose, j'encombre mon appartement au gré de mes trouvailles : jalousies des marais, pompons, coquillages, immortelles, bois flotté, gorgones, manoques et autres paniers de pêche, de verger ou de saunier, peintures marines, épuisettes, pineau, fleur de sel, galets, sable en bouteille...


Je roule à droite, me déporte quand une voiture ou un camion se présente, respecte les vitesses, mets le régulateur. J'ai mes douze points. Ma voiture est comme neuve, toujours réparée des dommages. Dernier tronçon.


Je fais une halte dans une station d'autoroute juste avant la sortie 16 pour Chambord. Malgré l'univers de bitume, de glissières, d'essence et de véhicules lancés à grande vitesse, je m'évade à la lecture des pancartes de monuments historiques, rêve aux châteaux, à la magnificence, aux dépenses somptuaires, à la transcription du pouvoir dans la pierre, au vide d'aujourd'hui. Ces palais que nous visitons mais qui ne sont plus des lieux de vie où grouille une population disparate de nobles de tous rangs, de bourgeois et domestiques, ne sont plus que des visites de l'instant. Ces édifices n'ont plus de vies qui s'y dessinent, s'y enterrent ou y basculent. Reliques d'un passé, l'Histoire et la mort ont eu raison de leur fourmillement.


Je suis sur une autoroute tout ce qu'il y a de plus anonyme, sans âme, sans histoire, sans passé, sans avenir, un lieu de passage où l'on ne laisse rien de nous. J'achète des petits financiers au chocolat, production industrielle qui fond quand même sous la langue. Je me détends des heures de route, m'étire, réveille mon cerveau engourdi par la monotonie du trajet qui se déroule à merveille dans une parfaite solitude. Je bois de longues gorgées d'eau, hydrate mon organisme, lui insuffle une part de vie pour que tout glisse. Je remonte en voiture après quelques tours de piste pour désankyloser mes jambes, évacuer la lassitude. Je me sens bien.


Je branche la voiture sur Radio Classique, dispose quelques financiers sur le siège passager pour les saisir facilement si l'envie venait d'en manger encore quelques-uns. Je passe mon téléphone en mode avion, l'engouffre dans ma besace que je ferme afin de ne pas être tenté de le consulter en conduisant, mets le contact et quitte cette aire dont je ne me souviendrais de rien, ni des visages, ni de l'organisation des lieux, ni des mots prononcés.


La nuit est noire. Rien n'éclaire cette  contrée parsemée de bois et forêts. Seules les rares voitures et camions dispensent le temps de leur passage un soupçon de lumière. Le concerto n1 pour violon et orchestre de Tchaïkovski s'achève. Minuit est largement dépassé. Je compte encore une heure et demie avant d'arriver. Les quatre saisons de Vivaldi commencent par le printemps. Je suis aux anges et me laisse bercer. Mon pouls semble réglé sur la musique, mon corps est un instrument qui vibre et sourit au gré des notes. Du printemps, la radio passe directement à l'hiver. Pas d'été. Ils font court. Pourquoi ne pas culbuter les saisons après tout, elles se valent toutes avec leurs traits de caractère, leurs qualités et leurs défauts. J'oublie la disparition de l'été.


Une voiture blanche, loin devant moi, a un comportement étrange. Elle ralentit avec un certain chaos, comme si elle allait mourir sur la bande d'arrêt d'urgence. Je change de voie, quitte la droite pour le milieu. À 130 kilomètres heure, je suis vite à sa hauteur. Son capot est littéralement dévoré du côté gauche et largement enfoncé comme si elle s'était pris un poteau carré. L'enfoncement est un parfait angle droit. Il ne semble pas y avoir de souci pour les passagers. Je regarde de nouveau la route quand je vois une masse sombre occupant toute la largeur de la voie se rapprocher à une vitesse folle. C'est quoi ce truc ?


J'essaie de rejoindre la voie de gauche. L'obstacle arrive vite, trop vite. Le GPS annonce un animal errant au moment même où l'avant droit de ma voiture le percute. La voiture fait un bond, bascule sur les roues de gauche, tape la glissière centrale, bascule sur les roues de droite, je tourne le volant en vain, tout accélère, l'impression de rentrer en vitesse lumière, tout devient flou, trouble, la voiture rebascule sur les roues de gauche et, à ce moment-là, je sens qu'elle décolle. C'est la fin. Je le sens. La vie m'échappe. Je n'ai même pas peur, me dit que dans quelques secondes j'aurai cessé d'exister. Je vais mourir seul sur une autoroute, au milieu de nulle part, sans personne à mes côtés.


La voiture vrille, fait des tonneaux, l'habitacle s'enfonce, le pare-brise se rapproche, je m'accroche de toutes mes forces au volant, de la poussière de verre grêle mes mains, mes bras et mon visage, mes lunettes ne bougent pas, me protègent les yeux, j'ai des dents cassées, je vais mourir défiguré, la voiture s'aplatit maintenant sur le toit, glisse en faisant des étincelles, mon univers se limite maintenant à cet habitacle enfoncé, défoncé, écrasé. Mes dents sont cassées. Je passe la langue dessus. Ce sont juste des éclats de verre que j'avale, qui me donnent le goût du sang. J'ai mes dents. Je suis toujours vivant. Je me crispe en attendant que ça s'arrête. Tout mon corps est tendu pour résister au choc. Je sens la puissance qu'il dégage pour ne pas être emporté, l'énergie folle qu'il évacue et de laquelle semble jaillir une bulle en forme de haricot qui cerne mon corps, aura surnaturelle qui me protège.


Ma tête est en bas, collée au toit qui a cessé de s'enfoncer. La voiture glisse, tourne sur le toit comme dans un manège de fête foraine. Je pense à tout et n'importe quoi, tout se bouscule dans ma tête, une vision en appelle une autre, j'ai peur, je suis seul, je me fais des promesses si je survis. Tout est noir dehors. J'ai déjà rejoint l'obscurité. Je n'ai pas mal. Je suis déjà parti. Le fracas de la voiture qui se décompose cesse d'un coup quand dans un dernier dérapage, la voiture, toujours sur le toit, s'arrête de bouger. Silence total après le fracas et les étincelles. Mon nez est collé au pare-brise en mille morceaux mais dont la feuillure le maintient d'un seul tenant. Il aurait volé en éclat, ma peau aurait raclé sur le goudron.


Je dois sortir. Comment ? Tout est si petit dans la voiture rabougrie. J'appuie pour me dégager de la ceinture de sécurité qui sert énormément. Je finis par tomber sur l'épaule. Mon corps entier répond au cerveau. Il faut que je sorte. Je tire sur la poignée de la porte et la pousse de toutes mes forces. Il faut que je sorte. Elle me résiste. Mes jambes ne me sont d'aucune aide et je ne peux pas me retourner. Je pousse encore et encore. Il faut que je sorte. Je ne dis pas un mot, ne pousse pas un cri, je n'ai plus peur. Il faut juste que je sorte. La porte cède, crisse avec un bruit sinistre sur la chaussée.


Je m'extrais de la carcasse, rampe sur les éclats de verre, frotte le goudron, inspire l'air, ramasse la besace toujours fermée sur mon passage. Incongru. Ça ne m'étonne pas. Je rampe, retrouve la liberté, me redresse sur les mains puis les jambes, marche, enjambe la barrière de sécurité, je suis en sang, je n'ai rien, je suis vivant, vivant. Des gens me parlent dans une langue que je ne connais pas, je réponds en anglais. M'ont-ils vraiment parlé dans une langue étrangère ? Je n'ai rien, je suis vivant, vivant. Mon corps tremble, le son revient, la radio marche toujours dans la voiture, les phares sont allumés. Je ramasse les pompons éparpillés devant moi, reforme le bouquet, me raccroche à la douceur de ce qui me fait du bien, geste fou qui me ramène à la vie.


Samu, pompiers, gendarmes arrivent, tout s'enchaîne, ils me parlent, me déshabillent, m'auscultent, me décrivent le sanglier géant, je me laisse faire, nu devant des dizaines d'inconnus, ils m'emmènent à l'hôpital de Blois, prioritaire aux urgences, examens, radios, nuit en observation, je n'ai prévenu personne, pour ne pas inquiéter. J'ai peur de cette solitude mais je ne veux pas que d'autres aient peur avant de me voir entier. Une ambulance me ramène chez mes parents le lendemain. J'explique à mes parents qui deviennent blêmes. Rien de cassé ni perforé. Tout est superficiel. La poussière de verre sort de mon épiderme sans douleur. J'aurais peu de cicatrices.


Je dors quinze heures la première nuit. Je craignais l'accident vasculaire, de ne pas me réveiller. S'en suivent cinq mois où j'apprends les contusions, réapprends à vivre, où mon corps est pris de vertige, se dérobe, chute, où des boules de feu montent et descendent dans mes membres, où ma tête est lourde, où mes muscles tétanisent, où mon organisme n'est plus que douleur. La fermeté et la tonicité de mon corps que j'entretiens par le sport l'ont protégé mais il a dérouillé. Il aurait pu se disloquer. Les médecins soignent les douleurs invisibles, antidouleurs, décontractants musculaires, crèmes contre les éruptions cutanées, séances de kinésithérapie et d'ostéopathie, je suis vivant. Je flotte dans l'été de Vivaldi que la radio n'a pas passé, l'annihilant comme ma vie aurait pu l'être. On ne saute pas une saison. On respecte le temps.


Cinq mois. Le bas du dos et les cervicales restent fragiles mais le plus dur est cette pensée qui amène aux larmes, à l'envie de s'effondrer à chaque instant, à la force insurmontable contre laquelle je dois lutter pour ne rien laisser paraître. 


La faille de mes sept ans, celle de mon ventre béant, est ouverte. Seulement la mort n'a plus la douceur de l'enfance, elle n'est plus la ouate dans laquelle le corps ne sent pas la douleur quand la vie fond en silence, avant qu'une infirmière me secoue en appelant pour me faire revenir, elle n'a plus la blancheur des nuages dans un ciel d'été, des images pieuses auréolées de soleil, elle n'a plus le visage de l'arrière-grand-mère tenant dans ses bras l'aîné parti trop tôt, elle n'a plus le sourire bienveillant qu'elle posait sur nos courtes années, elle n'a plus la rondeur du frère fantôme dont je ne connais l'existence que par le vide qu'il a laissé, premiers morts qui m'accueillaient, m'invitaient à les rejoindre sans peur et vers lesquels ma vie s'évanouissait, aujourd'hui elle est froide, sombre, infinie, éternelle, prive des siens, donne le vertige et chaque soir, depuis des mois, je plonge en elle, dans l'idée que je m'en fais, puisqu'elle m'a rappelé son existence aux premiers jours d'une saison dont la saveur n'a pas été la même, puisque chaque soir, quand je m'endors, elle me ramène à tous mes morts, à toutes mes morts, infiltre mon sommeil jusqu'au réveil d'une vie qui compte les jours de l'après, dont je devrais me féliciter mais qui sont juste l'après d'une vision, d'une solitude dans laquelle nous nous abîmerons tous...

  • Les choses de la vie, ile ou elle. Un texte comme un synopsis
    https://youtu.be/x01pxSifOL0

    · Ago about 1 year ·
    Chainon manquant

    dechainons-nous

  • Waouh !! Tout commence en douceur et nostalgie. De quitter cette île est si difficile. Ma colère monte quand je sais que ce petit bijou est peu à peu défiguré par les nantis. C'est vrai, pourquoi une piscine alors que la mer est à portée de pied...je sens et je comprends cet agacement de savoir que Ré sera bientôt envahie. Je comprends puisque moi, dès la fin avril je suis en Charente maritime, et que je n'aime pas voir juillet arriver à cause des touristes justement. Je l'ai été touriste- peu argentée- mais à présent, je me sens d'ici puisque j'y reste 4 mois par an. La Charente m. je la connais depuis 32 ans et depuis 2008, j'y ai trouvé mon petit coin de paradis : une petite ville, toute mignonne, en bord de mer bien sûr, avec son chemin des douaniers, petit bijou où je ne me lasse pas de m'y promener ou d'y courir...

    Retour sur l'autoroute, il faut rentrer, la continuité... tout est bien amené et puis l'accident...le choc, la peur, et le choc aussi de lire ce terrible instant, tout en me disant : il va s'en tirer puisqu'il a écrit "Fin juin"... Bravo à vous et bon courage !

    · Ago about 1 year ·
    Louve blanche

    Louve

    • Je ne savais si j'arriverai à écrire ce texte qui me trotte dans la tête depuis quelques semaines. Je ne savais pas si j'arriverais à restituer l'atmosphère de cette journée. Votre retour me rassure et me comble.

      · Ago about 1 year ·
      Dsc 0053

      Nicolas Pellion

  • J'étais bien en débutant votre texte
    Je pouvais sentir l'air marin de votre île me caresser mon visage. J'ai même souris à votre tante quand elle nous a dit au revoir.
    La musique classique me guidait vers un sommeil profond.
    J'étais bien là assise avec vous dans votre voiture.
    Et puis le choc on ne savait pas encore que nous avions percuté un sanglier géant.
    J'ai ressenti toute l'émotion de votre texte que vous avez fort bien écrit.
    Je suis toujours bien en vous écrivant ce commentaire.
    Vous m'avez donné envie de raconter mon accident de voiture, j'y vais de ce pas.
    Merci pour ce partage d'émotions.

    · Ago about 1 year ·
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    Etaine Eire

    • Evacuer par l'écriture est un si bon remède... et savoir que ce n'est pas en vain... que cela peut toucher d'autre...

      · Ago about 1 year ·
      Dsc 0053

      Nicolas Pellion

  • Beau et émouvant.
    "Pourquoi ne pas culbuter les saisons après tout, elles se valent toutes avec leurs traits de caractère , leurs qualités et leurs défauts."
    La mort... quelle "évocation"!
    Merci de votre partage.

    · Ago about 1 year ·
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    • « On doit être hors saison ! » de Francis Cabrel.
      https://www.youtube.com/watch?v=5t2V3w2gyHI

      · Ago about 1 year ·
      Photo rv livre

      Hervé Lénervé

    • J aime ce morceau. Il est très beau.

      · Ago about 1 year ·
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      gone

    • C est tellement ça ! Mercibpour le lien.

      · Ago about 1 year ·
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    • Merci de votre retour. Content que le rendu vous interpelle.

      · Ago about 1 year ·
      Dsc 0053

      Nicolas Pellion

    • Super morceau, oui ;-)

      · Ago about 1 year ·
      Dsc 0053

      Nicolas Pellion

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