Frisson de printemps

valjean

Que valent ces pâles attraits

Face au frémissement d’un bourgeon

Soucieux d’attiser la forêt

Enfant légitime de ses buissons ?

Que vaut ce parfum d’ombre et de déraison

Quand vole dans l’air comme un frisson

Promesse de fleurs en pamoison

Aux pétales frivoles et fripons ?

Ne sens tu pas, messager de l’aube

Courir dans l’horizon des trolls frêles

En narguant ta raison, et ces strophes d’elfes

Rejoindre, fluettes, cette chanson ?

Comme ton pas est léger, soudain

Faisant fi des ornières, ignorant les derniers râles

D’un froid soudain amer, de brumes d’abandon

Vains spectres de la morte saison

Va cours, vole, plus rien ne te retient

Tes pas légers courent devant toi, taquins

Rattrape les si tu l’oses, ils sont déjà loin

Attablés au banquet de la floraison.

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