Hasard, n°30

menestrel75

Je la repris dans mes bras, caressai son dos, ses épaules, ses reins,
ses fesses, le haut des cuisses, encore ses fesses entre lesquelles je glissai un doigt,
« Fais donc pipi, ma douce Catherine » lui murmurai-je à l'oreille…
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Son corps imbriqué dans le mien, ses bras autour de ma taille, son visage caché dans mon cou, je sentis le jaillissement de son urine inonder mon pubis, mes cuisses.
Je poussai un peu plus mon doigt entre ses fesses.
Je frémis autant qu'elle, sans doute.
« N'aie pas honte, Catherine, c'est peut-être ma faute, j'aurais dû te laisser tout à l'heure,
Non, ne pleure pas… désire-t-on et voilà alors que tout change de signe : plus rien de vicieux, plus rien de laid ou de sale ;
je suis tellement convaincu que le sentiment du « cochon » est une aberration fomentée par l'éducation catholique …
ou juive … et bourgeoise, comme si cette éducation nous faisait honte de notre sexe, du sexe. »
 
« Je n'ose pas vous regarder… je n'ose pas prendre conscience… »
« Laisse ta conscience en paix, tu es trop bouleversée pour parler à ta conscience ! »
 
« Toi, mon magicien d'un jour, mon amant reconnu, je pleure de tout ce que tu me donnes, moi qui ne te donne rien, je ne suis pas égoïste, pas avec toi, …
tu me couvres de toute ta tendresse, tu offres tant de plaisirs à mon corps…
et à mon cœur…
Je voudrais tant, mais tellement, t'apporter le quart de ce que tu me donnes… »
 
« Comment cela, le quart ? Egoïste ! N'es-tu pas pour l'égalité, la parité ? »
 
« Depuis qu'il y a toi, depuis notre rencontre, je me sens fille du feu.
La terre, je ne connais plus, tu me mènes au ciel
Tu es là,  il  n'y a que toi je ne suis que feu, braise, incandescence.
La terre je ne sais plus ce que c'est.
Tu es là,  toi, je me sens mouillée, humide, liquide.
La terre, j'ai oublié, je veux marcher dans tes pas
Tu me parles, tu me regardes et je prends feu.
Un battement de cils plus tard, me voilà lave en fusion.
Tu me parles et je suis rosée frissonnante.
Tes mains m'effleurent, me touchent,
Ma peau inspire, ma peau expire.
Une respiration plus tard, me voilà coulée de désir
Tu me touches, je suis plaisir… ».
 
L'émotion est partout, en elle, en moi.
Comme un vertige dans ses yeux.
 
« Je veux lire dans tes yeux tes fantasmes enfouis
Remonter en surface le démon qui sommeille
Libérer tes instincts enterrés dans l'oubli
Que tes sens saturés éblouissent le soleil…
Allons, il faut que je te rince… »
 
« Non ! C'est moi qui dois te rincer… »
Elle me prit le pommeau de douche des mains et m'aspergea le ventre, le pubis, les cuisses, en tenant ma verge d'une main, puis elle s'aspergea elle-même.
« Vous me faîtes bander, Madame, ce n'est pas raisonnable… 
Viens, sortons de la douche à présent, je dois te sécher…»
 
« Ah non, sûrement pas, pas avant que je ne vous aie lavé, Monsieur… »
« Non, Catherine, ce n'est pas le moment. « 
Elle se détacha un peu plus de moi, regarda mon sexe tendu, qu'elle tenait dans sa main.
« C'est beau, c'est tendre, c'est fort, c'est très excitant…
J'espère, Monsieur, que vous bandez parce que je vous plais un peu, parce que vous êtes dans le désir… »
 
J'attrapai la grande serviette accrochée au mur et entrepris de la sécher, de la frictionner.
Ses cheveux coulaient sur ses épaules.
« As-tu un séchoir ? »
« Oui… mais peu importe, ils vont sécher. Pourquoi as-tu refusé que je te lave ?
Crains-tu que je fasse mal ?
Oui, d'accord, je n'ai lavé que mon fils quand il était petit… »
« Oh, mais comment as-tu deviné ? Oui, oui, j'ai peur que tu ne saches pas, c'est compliqué, tu sais… »
« Moque-toi de moi… Je le ferai, bien ou mal, mais tu n'as pas le droit de me refuser cela. »
 
Je lui souris en l'entortillant dans le drap de bain.
« As-tu un lait corporel, une crème de beauté ou hydratante ? »
J'ouvris sa grande armoire de toilette-miroir, étonné par le peu de fioles et autres tubes.
J'avisai un tube de crème pour peau sèche.
 
« Viens t'allonger sur le lit, je vais prendre soin de ton épiderme.
Non, d'abord sur le dos, cale-toi sur l'oreiller. Plie les jambes. »


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