Je rêve d'un monde

Dominique Capo

Espoir, désespoir...

Je rêve d'un monde où je n'aurai plus besoin de courir après le temps qui se rit de moi sans arrêt. Je rêve d'un monde où le stress, l'angoisse, la peur, être continuellement bousculé, ne serait qu'un mauvais cauchemar duquel je pourrais m'éveiller. Je rêve d'un monde où tous ces soucis du quotidien n'altéreraient jamais ma santé. Je rêve d'un monde où je trouverais enfin la paix, le calme, l'espoir, et la sérénité.
Comme je rêve d'un monde où je serai entouré de tous ceux et de toutes celles à coté desquels j'aimerais me trouver. Comme je rêve d'un monde où les gens qui comptent pour moi sonnent un jour à ma porte sans que j'ai à le leur demander ; sans que j'ai besoin de me mettre à genoux ou à pleurer des larmes de sans pour le leur supplier. Comme j'aimerai ne plus jamais me sentir délaissé, perdu, abandonné.
Je rêve de ce monde auquel je donne le maximum de moi-même, de mes capacités et de mes possibilités, sans compter. Et duquel je ne récolte que bien peu de joie, de bonheur, de satisfaction, en vérité. Un monde qui me malmène, qui me déchire l'âme, le cœur, l'esprit ; qui meurtrit mon corps en faisant fi de sa constitution fragilisée. Un monde de silences et de cris d'un enfant terrorisé par le parcours qu'il a enduré ; et qui l'a en permanence laissé épuisé sur le bas-voté. Un monde de solitudes et d'enfers qu'il est difficile d'imaginer pour celui ou celle quo n'y a jamais été confronté.
Un monde, enfin, dont je cherche désespérément, en permanence, et par tous les moyens - du moins ceux qui sont à ma disposition et à ma portée -, à m'évader...

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