J'étais

gabin

Toile : Mélancolie par Edvard Munch
J'étais né pour gagner,
C'était ma destiné.
J'étais la victoire,
C'était ma gloire.
J'étais la lumière,
C'était mon enfer.
J'étais né pour mourir,
C'était ma raison de vivre.


J'étais de tes rêves la star,
De mes adversaires le cauchemar.
J'étais ce champion,
Qui ne connaissait pas la reddition.
J'étais ce gladiateur, ce guerrier
Que rien n'y personne ne pouvaient tuer.
J'étais le chef de ma tribu,
Ce sage au milieu de la cohue.
J'étais d'une nation la fierté,
D'une fédération la sommité.
J'étais celui que dans le froid tu as attendu,
Celui dont les frasques tu as pardonnées,
Celui qui dans la défaite tu as soutenu.
J'étais ce seigneur, ce chevalier
Autour de qui tous se rassemblaient,
De ma cour à la noblesse ;
Autour de qui tout gravitait
Des festins à l'allégresse.
J'étais ce dieu parmi les rois,
J'étais l'alpha, l'omega.
J'étais le pionnier, l'héritier
D'une élite où ne sont acceptés
Que les meilleurs, que les premiers ;
Là où les seconds sont derniers

Mais aujourd'hui, je ne suis plus
Que ce héros déchu,
Qu'une image en papier glacé,
Qu'un maillot froissé.
De mon ego naît l'inconnu ;
J'étais ... mais ne suis plus. 
  • La photo va bien avec le texte. J'aime bien l'image du maillot froissé. J'aime le texte dans son ensemble en fait, ce côté rêve américain qui nous entraîne dans l'ouest des USA. Le drapeau brûle mais on reste debout quand même, même si on ne se reconnaît plus. CDC

    · Ago 6 months ·
    Coucou plage 300

    aile68

    • Exactement bien senti et perçu !
      Merci pour cela et un autre pour vos visites fidèles.

      · Ago 6 months ·
      Il %c3%a9tait une fois

      gabin

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