La bipolarité du féminisme Français

Lucie Messy

Halte aux féminazies

Elles ont subies l'oppression, les micro-agressions, les différences entre filles et garçons dès leur plus jeune âge et aujourd'hui elles en ont marre. Les féministes anti-homme en guerre contre le patriarcat dont les seules victoires sont des retraits de scènes de viol dans Game of Thrones et le passage de Mademoiselle à Madame. 

Elles ont été considérées comme des objets et considèrent que tous les hommes se croient dans la rue comme dans un magasin de meuble. Il est incroyablement de triste de penser que chaque homme est un potentiel violeur car cela fait de chaque femme une potentielle salope (et non pas pute qui est un métier qui peut s'avérer être mieux rémunéré que l'on ne pense). 

Dans les heures sombres que nous vivons, le féminisme français est bipolaire. D'un côté, les féminazies - qui font beaucoup de bruit mais peu de progrès - de l'autre, les afroféministes - qui créent des murs au lieu de ponts. Il y a plus de 400 000 femmes en France et on essaye de nous réduire à ces deux petites cases et si l'on ne prend pas parti, on est maudit-e-s (ouh c'est moche l'écriture inclusive). 

Le monde est contrôlé par leur marché et par extension des algorithmes. L'équation devient donc très simple. On a un d'un côté un candidat et de l'autre une candidate. L'un d'eux a l'opportunité de donner la vie et de fait, prendre des congés, s'absenter, d'avoir ses règles etc. 

La règle du marché étant de prospérer jusqu'à ce que mort s'en suive, le choix est vite fait. L'égalité salariale est le seul moyen de faire vraiment mal au patriarcat.

Les rapports de genre peuvent être pacifiés. Un simple "Bonjour" d'un inconnu dans la rue n'est pas forcément une agression et ma mini jupe Fila n'est pas une invitation. 

Pourquoi le féminisme est-il bipolaire? A cause des Etats-Unis. Des Etats-Unis nous vient ce mouvement, qui fait peu de bruit, mais nécessaire l'afroféminisme. Malheureusement, l'afroféminisme français est unilatéral et ne revêt qu'un seul visage qui est celui d'une femme noire fâchée (et elle a toutes les raisons du monde de l'être).

Je ne ferai pas l'affront à l'afroféminisme de n'être (une énième fois) qu'une seconde partie d'article sur le féminisme blanc et je vous laisse découvrir grâce à France Culture ce mouvement. 

Créons des ponts et non des murs, l'horizontalité des luttes n'est pas salvatrice. Réunissons-nous derrière un humanisme qui fera plier la capitalisme. 


Prolétaires (& bourgeois) de tous pays, unissons-nous!

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