La clé de tout

Laurent Cacciatore

Vous connaissez déjà ma sexualité, ma vie de famille, mes valeurs... Autant poursuivre et vous parler de spiritualité!

Comme vous le savez déjà, je suis en pleine crise existentielle, et puisqu'il semble désormais évident que j'ai perdu tout sens commun, autant aller au bout de mes convictions. Personnellement, ça ne me pose pas de problème. Mais puisque ce texte risque d'être particulièrement sensible, je tiens à vous rappeler que j'ai parfaitement conscience que je ne détiens aucune vérité universelle. Je ne désire que livrer mon ressenti personnel dans une volonté essentiellement artistique, aussi, je compte sur votre ouverture d'esprit.

Bien que je m'inscrive de fait dans une tradition catholique, je me considère déîste avant tout. Je ne suis pas pratiquant, je réfute tout sectarisme, et je n'admettrai pas qu'on mette en doute mon respect des croyances de chacun. 

Je crois avant tout qu'à un moment marqué par les crises économiques, les conflits politiques tant nationaux qu' internationaux, les sentiments d'insécurité sociale; à un moment où la plupart des médias font étalage d'une surenchère de sensationnalisme et de violence; à un moment où le replis sur soi semble la solution la plus évidente à nos contemporains; et a fortiori en ce jour de St-Valentin, il est plus que jamais essentiel de parler d'Amour. 

Et si l'amour était la clé de tout? La solution suprême? Le remède universel? L'arme de construction massive? Je ne parle pas de romantisme, mais bel et bien de l'amour de soi et de l'amour de son prochain. 

Eh merde, voilà que je m'aperçois qu'en une seule phrase, j'ai l'air de faire allusion au courrier du cœur d'un magazine féminin ou au message d'un évangéliste de la télé américaine! Bon, tant pis, poursuivons…

L'amour c'est aussi la confiance. Je sais que nous avons tous été trahis, mais au bout d'un moment, si quelqu'un ne fait pas l'effort de “tendre l'autre joue” afin de briser le cercle (Eh re-merde!) on n'ira plus bien loin. 

Un exemple particulièrement illustrateur, qui me trotte dans la tête depuis le début de mon adolescence: la dissuasion nucléaire. Si un état devait lancer la bombe, le pays agressé utiliserait les quelques minutes avant d'être atteint, pour répliquer. Je n'ai rien contre les concepts d'honneur et de souveraineté nationale, je les pratique à mon échelle microcosmique, mais ça me fait quand même une belle jambe de savoir que je vais atomiser un pauvre gars à l'autre bout du monde, si je me fais atomiser la gueule! D'ailleurs ce n'est même pas drôle, car c'est la réaction à laquelle il s'attend.

Je considère que le but d'un conflit est de déstabiliser l'adversaire, et quoi de plus déstabilisant que de ne pas répondre à une attaque, que de ne pas adopter un comportement qui nous a blessé? Si vous avez un adolescent à la maison, je vous invite à tenter l'expérience avec lui, lors de son prochain pétage de plomb!                                                 En ce qui me concerne, Laurent Cacciatore n'a rien à prouver à qui que ce soit, et je ne vais certainement pas jouer les gros bras pour entrer dans le jeu puéril et indigne de moi, de mon agresseur. Si quelqu'un veut me blesser, ça lui sera facile, mais s'il est capable d'affronter dans son miroir le reflet de sa propre médiocrité, j'ai d'autant plus raison de ne pas m'abaisser à son niveau. Pas du mépris, du dédain.

L'amour de soi, c'est donc la confiance en votre propre valeur humaine intrinsèque. Évidemment, cela sous-entend que vous ayez fait le travail d'introspection nécessaire pour la connaître. Ça ne nourrit pas son homme, ça, je vous l'accorde, mais c'est merveilleusement libérateur et reposant, et permet de se consacrer d'une façon radicalement plus productive aux aspirations qui nous tiennent réellement à cœur.

Quant à l'amour de son prochain… Voyons, soyons pragmatiques et considérons la perte de temps, la perte d'énergie et l'honneur non-mérité que représente le fait de pester pendant cinq minutes contre l'automobiliste qui tarde à redémarrer au feu vert, ou contre le collègue dont les méfaits sont le principale sujet de conversation, au dîner.

Pour continuer à vous étaler ma life, je vais vous confier que j'ai totalement cessé de regarder la télé, si ce n'est de Netflix et d'ITunes. En fait je passe le plus clair de mon temps à écouter de la musique de méditation, tant je suis traumatisé par le “négativisme” mondiale que nous subissons. Il me répugne. Je l'abhorre. Je refuse d'y succomber à mon tour. J'en ai marre de la logique. J'en ai marre du matérialisme. J'en ai marre de la résilience. Le monde a besoin de beauté, de joie, de paix. Mais il faut comprendre que ça ne peut venir que de soi, que nous en sommes, chacun, l'artisan. Être sur la défensive, se blinder, c'est prendre le risque outrancier de passer à côté de la Vie. Si une situation ne me convient pas, je saurai m'en éloigner, mais personne ne pourra jamais dire de moi que j'ai été fermé à quoi que ce soit.

J'ai trop de respect envers moi-même, pour subir, pour être passif. Je veux être un artisan de lumière.

  • Si un jour, une majorité d'humains se rend compte que le monde qui les entoure est une projection de ce qu'ils sont au fond d'eux-mêmes, alors ce sera vraiment un progrès. Je crois qu'on est tous capables du pire comme du meilleur. On devrait en prendre conscience et se guérir de la disharmonie qui gangrène, souvent, notre être profond...

    · Ago 4 months ·
    Avatar effie 231d20e 92

    effie

  • Être acteur oui !

    · Ago 4 months ·
    389154 10150965509169069 1530709672 n

    sophiea

  • Bravo, bravo, bravo, j'adore! "Le monde a besoin de beauté, de joie, de paix" , j'adhère complètement! Coup de coeur assuré.

    · Ago 4 months ·
    Coucou plage 300

    aile68

    • Merci pour votre enthousiasme qui me va droit au cœur! N'hésitez pas à partager ;)

      · Ago 4 months ·
      Fb img 1562155894608

      Laurent Cacciatore

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