Le cabinet de furiosités

flodeau

J'ai écrasé sur mon coeur, mes soupirs, mes erreurs

Ravagé sur mon corps, toute cirée d'une chaleur

Creusé sur mon visage, le souvenir sans peur

D'un désir, d'un message chaviré de bonheur

 

Tu as lacéré d'un abîme de noirceur, le souvenir

Ravalé toutes les rimes, tout ancré d'avenir

Foré les paysages, d'un honneur qui chavire

D'un passage, bitumé en odeur du plaisir

 

Nous avons de nos cœurs, nos soupirs, nos erreurs

Enlacé sur nos corps, la chimère d'une lenteur

Certifié la pâleur des rivages, messire sans pleurs

D'un orage, d'un je t'aime qui s'arrache en leurre

 

Vous avez rasé les cimes d'ailleurs, en devenir

Effacé votre mort, la psyché sans effort de mire

Brûlé sur un corsage, d'un voyeur à la tire

Tous les sages, embrumés de bonheur en satyre

 

Ils ont clamé sur l'honneur, leurs soupirs, leurs erreurs

Ravalé d'une âme, tout amère, affutée d'une laideur

Noyé les rivages, parvenir du sire en labeurs

D'un essayage, fortuné en anathème se meurt

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