Le centre

Bryan V

Première partie


A l'aube du premier jour, Marianne, assise face à un bureau, pose une main sur son ventre arrondi. Elle le sent bouger, bientôt il sera là. Le voile qu'elle porte autour de son visage, masque son sourire. Il dissimule aussi sa fatigue et sa maigreur. Ces derniers jours ont été longs. Derrière elle, deux soldats armés de fusils gardent la porte. Ce sont eux qui l'ont escortée ici. Le silence pèse sur Marianne. Elle observe la grande bibliothèque vide se trouvant au fond de la pièce et demande:

- Pourquoi n'y a-t-il pas de livre?

- Silence! Ordonne froidement l'un des soldats.

Marianne se tait. Après de nouvelles minutes murées par l'absence de mots, un homme en blouse blanche fait son entrée. Les deux gardes s'écartent légèrement pour le laisser passer. Le nouveau venu ne lance d'abord qu'un bref regard à la femme avant de s'asseoir au bureau, face à elle.

- Bonjour, je suis le docteur Schultz, dit-il. Veuillez enlevez cette… chose s'il vous plaît.

De ses deux mains, il fait des gestes nerveux autour de sa tête pour mimer le voile que porte Marianne. Celle-ci ne comprend pas immédiatement et ne l'ôte qu'après quelques secondes pour laisser tomber sur son dos, ses cheveux bruns et sales. L'homme scrute alors le jeune visage cerné de la femme, à la fois si juvénile et si abîmé. Marianne soutient le regard glacial du quadragénaire au front et aux joues creusées. Ses yeux froids plus petits que la moyenne sont enfoncés dans son visage. Chaque trait et micro-expression de celui-ci semblent être attirés vers le bas, dans un point central de son menton à tel point que sa tête a la forme d'un triangle. Un triangle dont le sommet serait dirigé vers le bas.

- Vous avez donc 19 ans, vous vous appelez Achika et vous avez réussi à rejoindre le pays en vous échappant. C'est cela? Demande le docteur en ouvrant un dossier pris dans un tiroir.

Marianne dans une inspiration tente de parler avec fermeté, mais la peur et sa gorge sèche fragilisent sa voix.

- Achika est le nom que l'on m'a donné là-bas. Ici, je m'appelais Marianne, et je suis à nouveau ici…

- Très bien Marianne, rétorque le docteur dans un sourire crispé. Et pourquoi êtes-vous revenue?

- J'ai ouvert les yeux… et je ne voulais pas de cette vie pour mon enfant.

Son regard s'affaisse sur son ventre dans un demi sourire.

- D'accord… il y a deux ans, continue Schultz. Vous vous êtes enfuie de chez vous pour vivre avec un groupe terroriste, pourquoi?

- J'étais amoureuse d'un homme, et je suis partie avec lui... je ne comprenais pas...

Le docteur referme le dossier et repose ses yeux gris sur Marianne.

- Je sais que vous avez déjà vécu beaucoup d'épreuves depuis votre retour, dit-il. Nuits en prison, multiples séances d'interrogatoire... cependant, afin d'être certain que vous n'êtes plus un danger pour le pays, il va encore falloir que vous passiez quelques nuits dans l'un de mes instituts.

Les yeux de Marianne s'écarquillent.

- Un institut? Docteur, je suis épuisée… tout ce que je veux c'est revoir mes parents…

- Je suis navré mais c'est nécessaire, cet institut est un centre de déradicalisation et...

- Un… quoi? Mais docteur! Je n'ai jamais été une terroriste! J'étais amoureuse!

Elle se lève alors brusquement et répète:

- Amoureuse!

Le docteur ne bronche pas et joint calmement ses doigts.

- Marianne, vous êtes en colère. Ressentez-vous le besoin de faire exploser quelque-chose?

Marianne le regarde avec surprise:

- Mais… non!

- Ressentez-vous l'envie d'attenter à ma vie?

- Non!

- C'est un bon début. Asseyez-vous s'il vous plaît.

Décontenancée, Marianne observe encore le docteur la bouche grande ouverte avant de reprendre place sur sa chaise. Schultz continue:

- Au vu de votre… état, les séances de déradicalisation ne commenceront qu'une fois que vous aurez accouché. En attendant, vous ne serez qu'une simple résidente dans l'institut et vous n'aurez bien entendu, pas le droit d'en sortir.

- En somme, vous me remettez en prison.

- Ne soyez pas si négative, rétorque le docteur avec un sourire compatissant qui ne lui va pas. Messieurs, emmenez-la.

L'un des soldats s'approche, lève brusquement Marianne et lui passe des menottes aux poignets. Marianne grimace de douleur puis regarde Schultz d'un air horrifié. Elle se fait alors prendre le bras par l'autre soldat et est emmenée hors du bureau.



II


Premier jour


“Ici, les oiseaux ne s'envolent pas, ils en sont incapables… c'est vraiment triste...”, voici la première chose qu'Ophélie a dite à Marianne quand celle-ci est arrivée dans l'institut.

C'est Ophélie, résidente elle aussi, que l'on a chargée de faire visiter le centre à Marianne. C'est un petit bout de femme. Fine, la trentaine environ. Ses cheveux bruns ondulés s'arrêtent au bas de son visage. Ses yeux brillent un peu et au vu de ses mouvements rapides et de son débit de paroles accéléré, Marianne se fait la réflexion que la résidente souffre probablement d'un syndrome d'hyperactivité. Dans son enfance, un camarade de classe en souffrait aussi.

Enthousiaste et légèrement surexcitée, Ophélie commence par montrer à Marianne le hall central où marchent, à pas lents, plusieurs résidents en tenues grises. Ophélie, habillée elle aussi de ce vêtement terne sans motif explique que ces habits sont obligatoires et qu'elles iraient lui en chercher à la fin de la visite. L'hyperactive, tout sourire, traverse alors le hall pour emmener Marianne dans une nouvelle pièce qui ressemble à un atelier. De grandes tables de bois sont disposées ci et là avec, posés dessus, des objets divers: pinceaux, crayons, bobines de fil et quelques bols en terre cuite. Comme l'avait deviné Marianne, Ophélie l'informe que cet endroit est un atelier créatif. Les objets dangereux pour autrui, comme des ciseaux par exemple, sont proscrits. Elle l'emmène ensuite dans l'arrière salle où des chaises sont aménagées en cercle. “C'est ici qu'ont lieu les groupes de parole.” Elles font ensuite demi-tour pour rejoindre le hall et monter à l'étage supérieur.

- C'est là-haut que sont les dortoirs!

Marianne apprend que chaque chambre est individuelle. Elle en visite une et découvre une minuscule pièce d'environ 10 mètres carrés, avec une minuscule fenêtre. Pas de lit, juste un matelas et une couverture de laine.

- Je ne suis pas sûre que ce soit bien pour le bébé… dit Marianne gênée.

Ophélie scrute le ventre tristement.

- Je suis désolée, je ne crois pas qu'on puisse faire grand chose…

Elle a l'air sincèrement désolée. Peu après, Ophélie lui fait visiter le parc, Marianne croise à nouveau d'autres résidents. Personne ici ne sourit et la femme enceinte réalise qu'Ophélie est la seule à avoir cette lueur étrange dans les yeux. Elle remarque aussi quelques hommes en blouses blanches marchant parfois aux côtés de certains résidents. Des oiseaux se promènent sur l'herbe grise, évitent parfois les gens, mais ne volent jamais.

La visite se conclut à la cafétéria car il est l'heure de dîner. Entre temps, Ophélie a trouvé une tenue assez large pour le ventre de Marianne. Le bébé frappe de plus en plus fort, c'est pour bientôt.

Durant le repas, face à une bouillie étrange qui ne ressemble à pas grand chose, Marianne et l'hyperactive font connaissance.

- Toi tu es là pourquoi? Demande Ophélie en ingurgitant sa bouillie à gestes rapides.

Marianne qui commence à se sentir nauséeuse la regarde avec surprise.

- Là pour quoi? Eh bien pour la même chose que tout le monde ici je présu…

- Moi c'est parce que je suis une accro au shopping, coupe Ophélie trop impatiente de répondre.

- Au shopping? S'étonne Marianne. Mais nous ne sommes pas dans un centre de déradicalisation?

Son interlocutrice paraît alors effrayée, elle pose sa cuillère.

- Tu es une... terroriste?

- Non.

Elle ne paraît pas rassurée.

- Non! Insiste Marianne. J'ai vécu avec un groupe plusieurs années et c'est pour ça qu'on m'a mise ici… mais je croyais que nous étions tous là pour ça…

Le visage d'Ophélie se décrispe légèrement, elle recommence à manger.

- Non, on a tous été enfermés ici pour des problèmes de dépendance.

La brune se tait, son visage s'assombrit un peu, puis elle continue:

- Les gens ne sont pas gentils ici, les médecins je veux dire… le Dr Schultz n'a qu'une idée en tête: nous briser. Il faudra que tu sois forte, ils feront tout pour te casser ici…

Marianne observe à nouveau cette lueur passionnée dans les yeux d'Ophélie.

- Tu es là depuis combien de temps? Elle demande.

- 6 mois… mais moi, ils n'arriveront pas à me briser parce que j'ai ça…

La résidente fait alors un signe de tête vers le bas pour dire à Marianne de regarder sous la table. Celle-ci obéit et tout en espérant qu'elle n'aura jamais à passer autant de temps ici, découvre dans le creux de la main d'Ophélie, un tube de rouge à lèvres.

- Mais tu es folle! Chuchote alors Marianne en se redressant. Je croyais que nous n'avions pas le droit d'avoir d'affaires personnelles! Comment as-tu fait pour le garder?

- Je le cache dans mon vagin.

- Ah… mais tu en mets quand même?

- Oui, certaines nuits, quand c'est trop difficile.

Marianne répond alors d'un léger hochement de tête, puis elle goûte enfin à la mixture qui se trouve devant elle. Un haut le coeur remonte à sa gorge, elle laisse tomber la cuillère dans la bouillie visqueuse et soupire. Ces prochains jours vont être difficiles.

La nuit est tombée, et le couvre-feu a retenti. Marianne se tourne et se retourne dans son lit. Ses

articulations et ses seins lui font mal. Dans la petite chambre, l'air est glacial. Marianne tremble. Elle a froid et elle a peur. Il y a quelque chose d'étrange dans cet institut, tout paraît fade: les résidents, les médecins, les murs, le sol, les plafonds. Marianne est frigorifiée mais elle l'est depuis qu'elle a fait le premier pas dans ce centre. Ici, il y a quelque chose de lourd. Quelque chose qui semble voué à détruire toute volonté pour quoique ce soit.

Pour se rassurer, elle se remémore d'abord le visage de son terroriste de mari, car malgré tout, il lui manque. Leur passé heureux lui manque, quand ça n'était encore que le début, avant qu'il ne sombre dans le fanatisme religieux… et qu'il l'entraîne elle, avec lui, pour quitter précipitamment le pays après un mariage fait par téléphone. Elle réalise alors vite que son visage n'a plus rien d'apaisant pour son subconscient... elle tente ensuite de se concentrer sur les mouvements du bébé, elle sourit, mais elle est inquiète pour lui. Marianne cherche encore une position confortable dans la mesure de ce qu'il est possible de faire quand on est enceinte, mais plus que tout, c'est l'angoisse qui l'incommode, et les différentes manières d'être allongée n'y changeront rien. Marianne repense alors à sa famille, elle se remémore son enfance et les fréquentes balades dans la forêt avec son père. Elle se souvient du bruit de ses bottes quand elle sautait dans les flaques de boues. Des sermons de sa mère quand tous les deux rentraient, de la gadoue jusqu'aux genoux. Marianne sourit et finit par s'endormir doucement.


III


Deuxième jour


“Je ne sais pas pourquoi… peut-être parce que j'avais besoin de m'anesthésier, de fuir. C'est ce que nous faisons tous... je rêve aujourd'hui de devenir autre chose, autre chose à jamais...”, c'est ce qu'a dit Eugène lors d'une séance du groupe de parole. Eugène est un résident lui aussi, un ancien alcoolique. Il est assis à côté de Marianne.

- Merci d'avoir pris la parole Eugène, dit le médecin assis au centre du cercle.

Son sourire est complaisant.

- Ouais, c'est ça, allez vous faire foutre… rétorque l'ancien alcoolique dans un murmure.

Marianne qui semble être la seule à avoir entendu, sourit.

Elle ne se sent pas prête à parler. Elle ne sait d'ailleurs pas quoi dire vu qu'elle ne comprend pas sa présence ici. Mais elle n'est pas la seule à avoir gardé le silence durant cette heure. Un autre homme, trois chaises plus loin, n'a pas même levé les yeux lorsque les autres commençaient à s'exprimer. Le résident aphasique est un vieil homme chauve, plus ou moins gros avec des verres ronds qui entourent des yeux carrés. Marianne l'a observé longuement car quelque chose d'étrange émane de lui. Un genre de sagesse qu'elle a directement perçue dans son impassibilité. Cet homme est rassurant.

Le médecin annonce que la séance est terminée et tout le monde se lève lentement.

Dans le hall, Marianne croise Ophélie. Celle-ci avec un sourire chaleureux lui demande si le bébé va bien. Marianne lui dit que oui et elles marchent ensemble jusqu'à la cafétéria. Cette fois, Marianne mange trois cuillères de la même mixture que la veille. Elle comprend fatalement que ce repas sera le même durant tout son séjour.

Les journées semblent être ponctuées d'activités et de moments à ne rien faire. Ophélie lui a vaguement parlé des séances auxquelles elle n'a pas encore accès à cause de sa grossesse, en ne lui disant qu'une chose:

- Profite d'être enceinte… c'est avec ces séances qu'ils te brisent…

Ophélie avait l'air sincère.

Marianne a évalué qu'il y a au moins cent résidents dans l'institut. Elle a aussi remarqué que les hommes en blouses blanches ont finalement plus l'allure de gardiens de prison que de médecins. Ils font régulièrement des rondes et elle n'en est pas sûre, mais elle croit avoir aperçu, un jour, une arme accrochée à la ceinture de l'un d'eux. Marianne est toujours effrayée, mais sa nouvelle amitié avec Ophélie l'aide un peu.

Plus tard dans la journée, dans un moment creux, Marianne est adossée à la porte d'entrée de l'institut et regarde le ciel gris. Il ne fait ni beau, ni moche. Même le ciel ici ne semble pas avoir la volonté de montrer quoique ce soit de positif.

- Je me désintoxique de la télé.

La jeune femme sursaute. Elle se retourne et reconnaît l'homme chauve aux yeux carrés qu'elle avait observé plus tôt dans le groupe.

- Ah? Répond celle-ci.

- Mais voyez-vous, n'aurait-il pas été plus simple de ne jamais m'en vendre?

- Je ne sais pas…

- N'est-ce pas la même chose pour vous? Je suis sûr que votre problème, on vous l'a vendu.

- Non je crois pas, je suis ici pour une cure de déradicalisation...

L'homme reste quelques secondes silencieux.

- Oh si, dit-il alors. C'est la même chose, croyez-moi, c'est la même chose...

Il lui fait un léger sourire puis marche à pas lents hors du bâtiment. Il s'arrête ensuite pour laisser passer devant lui un oiseau qui ne vole pas. Marianne le regarde, et sans qu'elle ne sache pourquoi, sent une larme caresser sa joue.

La deuxième nuit est aussi difficile que la première. Marianne pleure, elle s'enroule dans sa couverture qui ne la réchauffe pas et repense à son père, repense aux bruits des bottes s'écrasant dans la boue. Il lui manque, elle aimerait qu'il soit là...



IV


5ème jour


Marianne est assise dans le parc de l'institut, les pieds dans l'herbe grisâtre, elle observe les résidents qui marchent sans aucun but. A mesure que les jours passent, elle sent sa tristesse et sa peur diminuer. C'est le vide qui prend doucement leur place. Elle ne parle à personne d'autre qu'à Ophélie car personne ne semble vouloir parler, excepté aux groupes de paroles où elle par contre n'a toujours pas trouvé quoi dire. Dans l'herbe, elle bouge ses orteils à la recherche de la moindre sensation, mais elle ne ressent rien. Un homme vient alors s'asseoir à ses côtés et Marianne reconnaît l'ancien alcoolique, Eugène. Ses cheveux mi-longs oscillant entre le jaune et le gris sont gras. Marianne remarque que son visage qui a l'air complètement desséché a un teint jaunâtre. Elle lui donne environ 40 ans.

- Vous la sentez cette odeur? Dit-il alors.

- Pardon?

- Vous la sentez cette odeur? Répète-t-il. Cette odeur sordide de cul dilaté planant dans l'air?

- Euh…

- C'est l'odeur du peuple dominé, l'odeur du peuple sodomisé.

Il tourne son visage dont les deux poches sous les yeux laissent transparaître des petits globes humides et rougeâtres.

- Regardez-les ces gens!

D'un geste, il pointe les résidents marchant devant eux.

- Oui, je les regarde, dit Marianne légèrement décontenancée par le nouveau venu.

- Que voyez-vous?

La femme enceinte se concentre sur chacun des hommes en tenues grises mais rien ne vient.

- Je ne sais pas…

- Moi je ne vois que des gens sans espoir... je ne vois que des gens cassés pour qui l'existence est trop lourde. Avez-vous seulement déjà parlé avec l'un d'eux?

- Non…

- C'est normal, ils n'ont plus rien à dire. Le Dr Schultz les a déjà complètement atomisés…

Marianne baisse alors la tête sur un oiseau qui marche devant eux, puis:

- Je parle avec Ophélie parfois.

- J'connais pas.

- Et un autre résident m'a parlé il y a deux jours.

Elle lui décrit le vieil homme chauve, ancien accro à la télévision. Eugène sourit alors légèrement, ou fait un rictus, Marianne ne saurait pas dire.

- C'est Albert, nous étions amis... c'est lui qui m'a fait visiter l'institut il y a trois ans.

- Ah?

Puis son visage s'assombrit.

- Aujourd'hui, cet homme est aussi brisé que les rêves d'un enfant paralytique.

- Vous ne vous parlez plus?

- Non, nous avons pris des chemins différents. Il me trouve trop extrême.

- Pourquoi ça?

- Parce que j'envisage de faire exploser ce centre.

- Ah…

- Nous devons nous libérer de ce cauchemar.

- Mais comment comptez-vous faire? Nous n'avons rien.

- Avec la volonté ma p'tite. Avec la volonté…

Marianne ne répond pas et observe à nouveau l'oiseau qui ne vole pas.

- Marianne, c'est ça? Demande alors Eugène.

- Oui?

- Je crois que vous venez de vous pisser dessus.

Marianne regarde sa tenue, elle est humide au niveau de l'entre-jambe. Brusquement, des contractions semblent broyer ses organes.

- J'ai perdu les eaux! Allez me chercher un médecin! Vite!




Deuxième partie en ligne le 22 mars

Troisième partie en ligne le 24 mars

  • Que va t-il arriver à Marianne, je m'inquiète surtout pour le bébé, pourvu qu'on ne le lui enlève pas ! Etant mère, je n'aurais pas supporté !

    · Il y a 7 mois ·
    Louve blanche

    Louve

    • Je compte sur vous pour le découvrir le 22 et 24 mars ;) Merci de votre passage et commentaire

      · Il y a 7 mois ·
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      Bryan V

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