LE HOUX

milton-edouard

Les arbres pleuvent sur les berges, les feuilles se blessent sur les falaises. Crochues les ronces à peine venues griffent l'avant bras ingénu. Le vent jette des sorts à ceux qui s'approchent du bord, ceux qui veulent cueillir le houx. Sur l'épiderme bois gravé, demi liane agile entourée. Ignorée des origines, disparue dans la piscine. Le silence est blessant le reflet contre-plongeant comme un jour de brume hors la ville. Finalement de passages  décousus en itinérances incongrues. Ephémères amours sans une ride font le saut: le « base » dans le vide. Quand le mot lui même s'est lassé dans  le sillon du disque enroulé, d'une face à l'autre il s'emploie à brouiller les pistes et s'en va. Place à l'étonnement général la météo subtropicale, l'impression de ne rien entraver à la fin du monde annoncée. Le voyage intersidéral s'impose entre deux verres on propose sur le sol de mars s'installer. On s'aimait pour un soir c'est tout, assis sur une branche de houx. Vers l'Industriel érotisme dans l'angle mort et le prisme,  on a Deux fois plus de piment demi cocktail firmament: des secousses, des ice, des bitter du vert, de l'amer, d'la douceur, dans la pénombre d'un bar'nuit on a falsifié l'umami. Alors dans l'oeil voilé de l'orage on a décoiffé nos plumages, avalé le feu du dragon plus de peur que de mal, au fond.  On s'aimait pour un, on s'aimait pour deux, on s'aimait pour trois: on ne s'aimait pas plus que ça...

C'était bien, mais cela aurait pu finir comme un rien dans la rue. Cette histoire sans follower a laissé tomber quelques fleurs, brisé un verre de lunettes, manqué le but de la tête, revu à la baisse les possibles, on avait rien lu dans la bible. Les muffles se sont renfloués les flots remis à flotter. J'ai regardé la Durance antidoper le tour de France, puis la neige est revenue, recouvrir l'écho de la rue. On a déshabillé l'idole, bricolé des chevaux vapeurs échangé les fioles de poison du coeur.

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