Le temple

nyckie-alause

Branches nues


Le frangipanier s'est défait

laissant ses mains, ses bras

de squelette gris comme du métal fondu

griffer le ciel blanc


Branches nues


Les feuilles racornies, éparpillées croûteuse

avant que d'être dévorées par la terre


Pourtant en remontant l'allée qui mène au temple

le parfum vanillé des fleurs disparues reste

comme une trace, odeur diffuse

souvenirs des jours passés vite

et vivement disparus


Disparition, je te sais provisoire


La porte est close

la porte de devant, provisoirement


Ici, c'est comme ailleurs

la porte de derrière

dérobée aux regards

Est-ce toi qu'elle attend ?

comme la pluie

comme toi et moi nous attendons la pluie 

avec une infini patience


Sur le parvis une ombre

d'un encens refroidi


Le petit pont

la surface du bassin qu'il enjambe

laisse un espoir

de lotus

de jacinthes

Un espoir ou une promesse.

Report this text