Les enquêtes d’Hercule Foireau (70)

Hervé Lénervé

Pas de fumée sans feu, de crimes sans chandelier. Hercule est appelé en renfort pour l’homicide d’une morte. Il rejoint l’équipe sur la scène de crime.

-         Avez-vous retrouvé le chandelier ?

-         Quel chandelier ?

-         L'arme du crime, quoi !

-         Il n'y avait aucun chandelier, la victime était une modeste employée de bureau, vivant dans un modeste taudis, dans une modeste HLM à l'abandon de modestes dealers.

-         Cela veut dire que le meurtrier est reparti avec, bien sûr, c'est sûr ! C'était le sien, on a affaire à un professionnel.

-         Ils n'ont pas des armes à feu plutôt ?

-         Plus maintenant, trop dangereux à cause des tendinites du poignet consécutives au recul en arrière de l'arme. Si on retrouve le chandelier dans la main du tueur, on aura ses empreintes et on pourra remonter jusqu'à lui. Il faut arrêter toute la population de la Seine-Saint-Denis.

-         Et si on arrêtait que les porteurs de chandeliers ?

-         Oui, on peut aussi, moi je disais ça, c'était pour simplifier et éviter toutes discriminations chandelières dommageables à la profession.

-         Regarde Hercule, j'ai trouvé un cendrier, ça le fait aussi ?

-         Non, le cendrier, c'est pour les crimes par cancer des poumons !

-         Regarde Hercule, il y avait un papier dans le poing serré de la décédée.

-         Fait voir, « Pardon mon chéri ! C'est trop dur, je n'en peux plus, je préfère en finir. Je te lègue le chandelier de mémé Raymonde, il a une très grande valeur marchande et il est très précis. »

-         Attention, on va la retourner en position de sécurité. Voilà, le chandelier était sous elle.

-         Ok, Affaire résolue, l'assassin était la victime. Embarquez-là.

-         Je lui mets les menottes, Hercule ?

C'est plus prudent, c'était une sacrée vicieuse, celle-là !

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