Les Nuits.

whispers

Pourquoi c'est toujours moi que tu enfiles...

Pourquoi c'est toujours moi que tu enfiles,

Lorsque le démon de minuit te tiraille ?

Es-tu plus vaillante perchée sur mon dos,

Quand le frisson de la nuit t'interpelle ?


Dans les clubs, les Cow-Boys adorent te voir

tourbillonner,

Ils te matent, te fixent de leur désir avide !


Sur la piste de danse, tu es en transe,

Aux rythme de mélopée endiablée,

L'alcool t'aide à te lâcher te déhancher,

Au milieu de la foule tu tangues, tu roules...


Les Cow-Boys tentent te t'approcher

t'accrocher,

Ils voudraient bien tâter mais ils tâtent pas,

Tu les envoient tous se promener !


Quand sonne l'heure, c'est moi qui frissonne,

Quand tu me désarçonnes de tes pieds,

Qui ne supportent plus mes étriers,

Tu m'abandonnes sur une table peu

fréquentable...


Les Cow-Boys échoués au comptoir,

Ont des envies de sang, de meurtre,

Ils titubent, avalent des tubes !


La piste est ton domaine,

Ton corps vit la musique,

Balance en cadence pleins d'élégance,

Personne ne t'atteins ne t'éteins ...


Les Cow-Boys jouent à se défier aux bras de fer,

Ils s'envoient des verres comme des poings,

Ça crie! ça hurle! 


C'est les pieds nus que tu retournes au bercail,

Sur les pavés, la dame de fer te fait de l'œil,

Tu rentres, la tête pleins de pailette pompette,

Mais l'esprit diverti et le corps élargi jusqu'au

soleil...


Les Cow-Boys se font virer par des gros bras,

Au cœur de la ruelle, ça cogne sans vergogne,

Ça broie des os, ça détalle entre les balles !


Entre tes mains, tu m'entraines retrouver la

douceur de ton nid,

Et c'est encore moi que tu abandonnes aux

pieds de ton lit,

Lorsque nue, tu t'etends sur tes draps blancs,

Quand la ville s'éveille, doucement tu t'endors

aux pays de tes rêves.


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