Les Trois Grâces

Théo S.

Sixième poème d'un recueil romantique.

Trois dames quittent un étang,

Eau qui noircit à leur sortie.

Elles fleurissent la terre morte,

Les oiseaux chantent, volent, ciel bleu ;

Le Soleil s'éveille d'un long sommeil.

Cheveux au vent, pureté du corps, cœur ;

Ces trois déesses enfantent l'élégance,

La perfection, le charme, la grandeur

Et la majesté qu'une femme peut avoir.

Ces Grâces offrent l'éclat aux tristes visages.


Oh ! ouïe de pénombre, entends :

Ces muses t'ont donné, ma mie,

Leur cadeau d'une rareté forte.

Peu de femmes - cela est honteux

Furent visitées - Malheur ! - au réveil

Par ces muses. Jamais en toi ne meurt

La muette, audacieuse véhémence,

Qui te donne, ô douce, le charmant honneur

De l'odeur de l'unicité que l'on peut voir

Au-delà de ton apparence et des images.


La bénédiction pour toi, l'Ange, et les Grâces :

Sagesse, Humilité, Magnificence.

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