Les yeux de la colline

James Px.

Le désamour façonne la solitude

Comme le temps perdu

N'est que ce feu de paille qui brûle

Pour éclairer le vide

Qui me parle la bouche cousue


Dorée ou grise

L'écume en nos cachots

À quelle machine à laver

Est-elle reliée

C'est le grand retour du noir abscons

Qui recouvre nos murs d'idéaux

Pour le malheur des uns

Le bonheur des autres


Je ne suis pas ton chien

Ni un torchon sale

J'ai choisi

Le seul siège de tendresses

Toi mon imaginaire

Et les odeurs de ma propre mémoire

Pour franchir le mur du silence

Qui pleure sur l'écran tactile

De vieux raccourcis clavier

Qui se sont greffés

Pour croire sans prier

Et qui se confondent entre mes doigts

Des pensées et des mains

Visiblement tortionnaires


Comment ne pas perdre son indépendance

Effaçons les ruines

Dans la marge d'erreur

Avant que nos remords apprivoisent

L'onde de choc


Veillons sur nos enfants

Ce soir la lune brille encore

Après la poésie

La relève sera assurée

Les arbres se réjouiront

Les flocons rougiront

Et le vent nous séchera

Aux aurores assagies

Les yeux de la colline


Résister

C'est donner raison

À l'injustice qui a tort

Comme aimer et aimer seulement

Façonne en définitive l'amour

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