L’espèce est rare

Alain Cattiaux


Madame la moinè-è-le, lorsque son cœur est gros
Sait bien tirer près d'è-è-le, l'impassible moineau
Et c'est à tire d'ai-ai-les, en volées de fagots
Que de la paille rebè-è-le, il feront leur liteau

Moi, c'était au bordè-è-le, suivant mes godillots
Que j'ai rencontré cè-è-le, qui m'a troué la peau
Mon Dieu qu'elle était bè-è-le, cette tire magot
J'y suis resté fidè-è-le, jusqu'au prochain bateau

Madame la lio-o-nne, lorsque son ventre est rond
Se transforme en daro-o-ne, pour garder sa maison
Elle ne laisse à perso-o-ne, de regard aux mi-lions
Qui doucement ronro-o-nent, au creux de ses tétons

C'était pas à Véro-o-ne, mais au fond d'un boxon
Que j'ai aimé Simo-o-ne, bien plus que l'horizon
L'odieuse a eu la bo-o-nne, idée en conclusion
De me garder, pas co-o-nne, au retour une raison

Si la nature inspi-i-re, aux plus petits bestiaux
La chance d'un aveni-i-re, en l'absence d'anneaux
Il se peut de suffi-i-re, de garder le cœur chaud
Aux espèces dont le cui-i-re, fait face à l'échafaud

Elle voulait me teni-i-re, attaché au tripot
Mais j'en fus, c'est bien pi-i-re, dev' nu le proprio
Que le diable se reti-i-re, il a fait son boulot
Les graines de mes dési-i-res, comm' moi seront mat' lots


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