Ludovic Geffroy

julien-greco


Triste fin


Alors, il va finir là,
Assurément tout se finit.
Pas un cri ne s'échappe,
A quoi bon crier
Quand la fin est proche ?

Il enfile une peau de clown.
Mais le rire
D'une mort digne
Le précède d'un cercueil.

Un corps qui s'émiette,
Un pain qui rassit.
Les moineaux attendent
Sur le bord des fenêtres.

A quoi auront servi toutes ses lectures ? 
Une sagesse ?
Il se pose la question,
Que peut-il bien faire d'autre ?

Mourir est la seule sagesse,
Le reste c'est que du passe-temps.
Une montagne d'encre noire
Posée sur un volcan de feuilles.

Les paupières se ferment,
Il se repose pour attendre.
Allongé les bras en croix
Comme la bannière de la faux.

Le sommeil ne vient plus,
Vieillir assassine les rêves,
La tranquillité n'existe plus,
Seul, la patience survit.

Il compte ses regrets et ses remords,
Avec une fatalité maladive,
Une épidémie qui le 
gangrène
Rongeant son cœur.

Son existence s'effeuille
Comme une rose,
A la folie, beaucoup, un peu,
Plus du tout.


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