Mes jours nuit.

flolacanau

Que j'aime rire, 
et comme je perds ça, 
comme je l'oublie 
dans mes jours-nuit. 

Le visage glisse
le regard plonge
l'ombre lèche mes pieds
l'ombre pourtant terrassée...

Je vends la peau de l'ours, ma peau élimée
toile crevée d'horizon pelé
je saigne de mille blessures oubliées
mille affronts lavés, du viol de mon étanchéité

Je me saborde sans alibi
sans explication, sans mobile, 
immobile, dans mes jours-nuit
Et pourtant que j'aime rire...

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