Moïra

James Px.

Écoute le chant des oiseaux

Il t'accompagne

Dans le vent de ta nouvelle liberté


Tu es une femme

À l'infinie richesse intérieure

Où tes murs sont translucides

Et tes frontières invisibles

Singulière comme une couche de neige

Sur le versant d'une montagne

Qui s'élancerait à toute allure

Sur la piste aux étoiles

Au cœur de la forêt

Icône de la modestie

Par ton intelligence à t'y tenir

Vestale offrant ta grâce

Tes idées pures et sincères

Casanières et militantes

Tu cours comme tu marches

Sans trébucher

Pour ne pas subir

Comme un cheval au galop

Le déferlement de la marée


Tu es le reflet d'une femme

Qui aime les uns et les autres 

Qui continue de rêver

D'un monde meilleur

Utopiste

Non

Car pour toi

Le sens de la vie est d'évoluer


Et là

Sur le bord de la berge

Pieds nus

Sur le seuil de ta nouvelle demeure

Improvisant de ta voix de rossignol

Tu déclares à ton hôte

« Tu peux me tuer

Mais tu ne tueras pas mon rêve. »


Ne t'inquiète pas

Nous t'aimons

Et t'aimerons toujours

Comme une rivière de joies

À travers les feux de la nuit

Les nuages de la vie


Désormais tu rêves au futur

Pour oublier le passé

De sorte que tu ne vis

Ni dans le futur

Ni dans le passé

Mais avec nous


Écoute le chant des oiseaux

Il t'accompagne

Dans le vent de ta nouvelle liberté



*


À Élisabeth S.

Moïra : Destin

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