Monsieur

freya

Les portes du train se refermèrent derrière elle.
Elle eut juste le temps de se décaler pour laisser passer des voyageurs qu'elle l'aperçut sur le quai, à quelques mètres d'elle. Anxieuse, elle s'approcha, traînant sa petite valise derrière elle. Avant même d'avoir pu le saluer ou dire un mot, il l'attrapa par les joues et l'embrassa. Un long baiser, torride, sensuel, taquin. Sa langue alla directement trouver la sienne pour l'agacer, il joua avec ses lèvres, pressa ses doigts sur sa nuque. Son corps mince se plaqua contre le sien.
Elle se sentit moins anxieuse, un peu gauche tout de même.

« Je ne pensais pas que tu allais venir » Dit-il en s'écartant. Il lui indiqua la sortie. « Suis-moi. »

Ils marchèrent hors de la gare, le froid les attaqua. Février, Montpellier. Il faisait déjà nuit. Elle resserra sa veste autour d'elle, ses longs cheveux châtains s'emmêlèrent sur la bandoulière de son sac. Ils parlèrent de tout et de rien, mais surtout d'elle qui avait décidé de venir. Comme ça, sur un coup de tête. Sans doute à cause des emails enflammés et des photographies érotiques qu'ils s'échangeaient depuis un mois. Il vivait en centre-ville, derrière le Peyrou. Il la guidait patiemment dans des petites rues pavées, lui montrant par moment un angle, un point de vue ou un monument qu'il avait photographié.
Puis ils arrivèrent devant son immeuble; un vieux bâtiment coincé entre deux autres, l'air un peu vieux, délabré. Elle continua de le suivre, entendit les voisins dans la cage d'escalier, huma les odeurs de nourriture asiatique sur son palier. Il lui fit visiter son appartement, un petit deux-pièces dont la cuisine donnait sur des bureaux et la chambre sur un autre bâtiment résidentiel. Ça et là, des piles de livres, de CD, du matériel photo. Le lit défait à même le sol lui fit envie. Des posters usés aux murs, un bazar assez visible mais chaleureux invitaient à ne rien faire.
Il l'installa dans la cuisine, servit du vin. Elle n'osa pas dire qu'elle n'en buvait pas mais se laissa tout de même resservir par la suite. Ils continuaient de discuter, de rire, tout en grignotant des olives pimentées. Ils parlèrent de sexe, des derniers clichés dénudés qu'ils s'étaient envoyé. Tremblante, elle sentit l'excitation monter en elle.

Le vin lui ayant monté à la tête, elle se jeta sur lui et l'embrassa à pleine bouche. Surpris, il se laissa faire, la laissa lui mordiller la lèvre inférieure, fourrer ses mains dans ses cheveux noirs bouclés. Sans plus attendre, il l'entraîna vers la chambre, la poussa sur le lit.

Il continua de l'embrasser. Il embrassait divinement bien; sentir son souffle contre sa bouche l'excita tellement qu'elle sentit son entrecuisse mouiller. Elle gémit, passa ses mains sous son t-shirt pour lui caresser le dos, le torse, le bas-ventre. Elle le nargua en effleurant son entrejambe gonflée. Alors il lui saisit les poignets et les plaqua contre le matelas pour l'empêcher de bouger. Il lui fit comprendre de se tenir tranquille. Elle déglutit. Se mordit la lèvre. Sentit une chaleur lui parcourir le ventre. Il la déshabilla rapidement, mordit et suça ses tétons déjà dressés qui ne réclamaient que ça. Une onde de plaisir l'envahit et elle gémit encore plus fort. Serra les cuisses. Se tortilla sous lui, tenta de lui échapper. Mécontent, il la retourna sur le ventre. Elle sentit sa main claquer sur sa fesse droite. Elle sursauta. Son derrière se mit à chauffer et de petits picotements se diffusèrent sous sa peau. Deuxième claque. La douleur fut davantage cuisante. Elle poussa un petit cri … Et se cambra pour lui présenter de manière encore plus explicite sa croupe rougie. Troisième claque, suivie d'une caresse. Ses doigts effleurèrent le pli à la base de son cul, et allèrent se loger sur son sexe trempé. Il remonta doucement vers son clitoris, gonflé et moite. Il le titilla rapidement avant d'aller la pénétrer. Elle se tendit, feula. Il joua un moment avec elle, enfonçant ses doigts dans ses chairs avant de remonter vers son clitoris sensible qui la faisait gémir à chaque caresse. Toujours sur le ventre, fesses relevées, elle étouffait ses cris dans le matelas.

« Baise-moi. » Couina t-elle « Tout de suite. »

Quatrième claque. Plus violente que les précédentes. Elle protesta.
Ce qui était érotique un instant avant lui sembla presque injuste.

« Si tu veux quelque chose, il faut demander poliment. » Répondit-il en chuchotant.

Elle réfléchit un instant, pendant que les doigts de son nouvel amant lui chatouillait le bas du dos.

« Baise-moi, s'il-te-plaît » Lança t-elle.

Cinquième claque. Elle se mordit la lèvre.

« Vous n'êtes pas vraiment polie mademoiselle ! » Rit-il de bon cœur. « Essayez encore. »

Elle chercha à se tourner sur le dos mais il la maintint solidement couchée sur le ventre. Son index (humide, eut-elle l'impression) vint lui caresser l'anus, étroit, serré, hypersensible. Elle se contracta. Il poussa et son doigt entra. Un courant électrique la submergea et son souffle se fit rapide. Oui … Oui, elle lui avait dit qu'elle aimait ça, qu'elle aimait que des doigts lui baisent le cul. Il le savait. Il la narguait.

« Je … Baisez-moi, s'il-vous-plaît … »

L'index faisait maintenant de violents allers-retours. Elle hurlait.

« Baisez-moi, s'il-vous-plaît, MONSIEUR. »

Son doigt s'arrêta, il la libéra. Elle entendit un bruit de papier qu'on déchire, puis il la força à se mettre à quatre pattes. Il lui présenta son gland, et sans attendre, la pénétra d'un coup de reins. Sa queue était énorme, elle étouffa un cri et son corps bascula vers l'avant. Son pouce remplaça son index dans son cul.

« Touchez-vous. » Ordonna t-il « Je veux vous entendre jouir. »

Et il la baisa tellement fort que ses hanches claquèrent sourdement contre les fesses rondes de sa maîtresse. Son pouce bien logé dans son derrière, il sentit qu'elle se masturbait en même temps, descendant parfois la main vers ses couilles tendues.
Elle gémissait tellement fort, il était persuadé que tous ses voisins devaient l'entendre. Il se souvint qu'il n'avait pas fermé les volets de sa chambre et que les voisins d'en face pouvaient se rincer l'œil à loisir. Cela l'excita, il continua de donner de grands coups de reins à la jeune fille nue devant lui. Il avait gardé ses vêtements, seulement baissé son pantalon et sortit son sexe pour la prendre. La situation était érotique. Il aurait voulu pouvoir prendre une photo. La garder comme trophée.

« Je vais jouir ! » Glapit-elle en s'acharnant sur son clitoris.

Il accéléra encore, il sentait qu'il allait venir aussi.
A quelques secondes d'intervalles, ils eurent un orgasme, violent pour elle, très long pour lui.

Ils s'allongèrent côte à côte, le souffle court, transpirant et rouges.
Elle sourit.

« Merci Monsieur, je ne regrette pas d'être venue ! »

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