Morsures

fee-melusine


.... Au début, il n'y avait que nos cris silencieux, les meurtrissures de l'âme ...


Et les filles mordent en retour

Elles griffent, frappent et déchirent

Ne se prêtent plus aux jeux de l'amour

Elles ne vivent que pour leurs empires

 

Colosses de larmes, de sang, de beauté

A l'abri des autres , du regad des hommes

Là, où elles se font reines des voluptés

Sans crainte, sans honte, croquent la pomme

 

Que celle-ci soit d'Adam ou d' Eve

Qu'importe si elles peuvent enfin oublier

Ce qui fait si mal, ce qui toutes nous crève

Si l'on peut, même un instant, panser

 

Toutes nos faiblesses, toutes nos blessures

Ne plus voir que l'aube et ses prémisses

Et ne ressentir que ce qui nous est pur ;

Eclairer les sourires, cacher les cicatrices

 

Demain, oui, demain est encore loin

Mille fois nous avons le temps de renaitre

Mille fois nous pouvons lever le poing

Et vaincre à tout jamais nos maîtres

 

Derrière la douceur dentelle, il y a la rage

En chaque regard enjôleur se niche l'orage

Sous la tendre rose est lové le serpent

A chaque ‘ plus tard ‘ son ‘ et maintenant ‘ ?

 

Les filles dansent, tissent et pleurent

Portent de la soie, des enfants et des rancoeurs

Sœurs, amantes, filles et vierges des douleurs

Qui ne craignent plus rien , ni mort, ni peur

 

Nous sommes le remède et le poison

Nous sommes Reines, Catins, Troubadours

Sorcières, Mères , Anges et Démons

Mais surtout , nous mordons en retour

 

 

 

 

 

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