Paris nocturne

Louise Mc.

Ce sont, la nuit, les tremblements du cœur étonné par la rumeur urbaine. L'hiver semble suspendu au-dessus des toits, même s'il fait déjà froid dans les rues. La lumière rouge, blanche et jaune des enseignes se mêle à la luminosité diffuse qui inonde les boulevards. Derrière les façades blafardes des immeubles haussmanniens, on imagine les bruits de cuisine, les bavardages, les éclairages tamisés et le sommeil des enfants. Sous les balcons vides, les devantures de cafés abritent des néons rouges de chaleur incandescente sous lesquels se rassemblent vieux habitués, touristes et étudiants. Il y a, bordant l'asphalte, un peu de nature qu'on a plantée là, des gros arbres dont les cimes paraissent lointaines et les troncs étrangement lisses. Et puis, coulant tranquillement sous les ponts, entourant de ses bras l'île de la Cité, la Seine et ses eaux grises.

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