Pimprenelle

menestrel75

Qui pouvait se cacher derrière un pseudo aussi puéril ? Qui pouvait, dans un même temps, exhumer des souvenirs plus justes que mes rêves ?
Pimprenelle évoque les années Bonne nuit les petits et les visages bouffis de sommeil d'une Pimprenelle accompagnée de son fidèle Nicolas.
Les années Pimprenelle c'est aussi Piou-Piou et son inénarrable On a toujours besoin de petits pois chez soi,
celles du Schmilblick et des Shadocks, de Joe Dassin, de la collection rose,
le clan des sept, le club des cinq et Fantomette, la jolie brunette qui ne s'en laissait pas compter.
 
Pendant que les derniers hippies se rassemblaient sur la place de l'Horloge, pendant que la voix de Joan Baez ( c'était l'heureuse époque où les chanteuses ne bêlaient pas, celle aussi où elles chantaient juste ) égrenait un here's to you vibrant et pathétique, deux petites filles – l'une blonde, l'autre brune – sagement assises sur le canapé du salon attendaient l'heure exquise,
celle de Nounours et de Bonne nuit les petits, celle qui précèderait leur sommeil d'enfants sages et bien élevées.
 
Comment savoir quelle adulte Pimprenelle est devenue ? elle seule saurait le dire.
Etre heureux ou malheureux, peu importe, la question est ailleurs.
La vie, c'est peut-être une ligne brisée constellée de quelques étoiles – les instants de bonheur – dont les points de cassure seraient les moments critiques de notre existence.
Mais ça c'est une autre histoire, pour paraphraser un héros de son enfance.
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