Plein de vide

colonelle


Moi non plus je ne cafte plus sur les prénoms. 5 ans de prison oblige. Je ne suis plus le Huggy les bons tuyaux d'autrefois. Ca m'a vallu bien des déconvenues. Mais… Certains d'entre nous écrivent des choses qui ne sont pas fausses. Les images colorées c'est quand même bien. Il faut juste s'y faire, au noir et blanc mêlés. Le petit bonhomme en gris (et non en mousse, soyons d'accord), peut être l'image que tente de nous renvoyer subliminalement (ça se dit ?) WLW de notre propre personnalité.

Notre société regorge de silhouettes géométriquement sphériques. On les croise partout. Leur regard n'existe pas, leur visage reste inexpressif. Faute au métro-boulot-dodo ? Aux horaires à tenir ? Nous les critiquons en masse les quidams aux heures de pointe, mais nous sommes bien pareils : moches, sans intérêt, sans véritable vie, finalement. Des spectres qui bougent tous dans la même direction.

Quant aux pages de couvertures, c'est idem. Peut-être que nos pages ne valent rien, que nous nous risquons à être des scribouillards qu'au final personne ne lira.

Tristes ? Soyons honnêtes un instant, nous le sommes déjà. Non à plaindre. Réjouissons-nous de l'écran plasma de nos yeux, de les poser quelque part, au moins, et de ne pas jouer tous les jours à être aveugles.

Ma solution, oui, un miroir incassable. Mais surtout déglutir. En silence. Ravaler en souriant du mieux qu'on peut.  Accepter ce monde qui nous fracasse la tête de non-dits ou de trop-dits sans réponses véritables.

Acceptons notre sort, puisque l'envie d'écrire, de lire et d'être lus est pour nous comme un paliatif à l'autodestruction de nos âmes frêles et tiedasses.

 

Courage pour certains. Fuyons pour les autres. Jean Rochefort ne s'en portera que mieux dans sa tombe.

 

Merde… C'était bien lui, l'acteur du film ? Oh. Après tout, on en a rien à foutre.

Report this text