Pourtant, je n'aimais pas les blonds

unetincellerouge

à toi, Max la menace

Ecrire sur toi, c'est quelque chose que je n'ai jamais su vraiment faire. Quelques mots par-ci par-là, il me semble. Notre activité préférée n'était pas la communication, du moins, toi, tu en étais dépourvu.. Ce n'était pas ta faute, je ne t'en ai jamais réellement voulu. Cela nous aurait sans doute éviter de multiples disputes, mais je sais qu'avec moi tu avais déjà fais des pas énormes. J'étais fière de toi quand tu arrivais à (me) parler sans me mentir (même si cela restait plutôt rare, nous devons bien l'admettre). Notre langage favori était celui de nos corps.


Notre sexualité était pleine, tantôt remplie de douceur et de respect, tantôt de fougue et de violence.

Tu n'as jamais franchi les limites, tu m'as toujours écouté, sur le plan sexuel, du moins.

J'adorais lorsque je laissais mon corps à tes mains, et que ma bouche escaladait les montagnes de ta peau.

Je sais que je ne connaîtrais pas ça avec quelqu'un d'autre. Chacune de mes relations m'a apporté quelque chose.
Toi, c'était purement sexuel. Sûrement étais-tu un amant karmique, ou quelque chose du genre. Sur les autres plans, tu m'as détruis, toi aussi.

Mais sexuellement parlant, tu m'as apporté.

Et, je sais, que je t'ai apporté aussi. Je le sais. Je le voyais, je le sentais.


Nous sommes tous deux des êtres charnels, sensuels, avides de nouvelles sensations physiques.

Tous les deux subissant nos névroses, nous noyant dans cette addiction corporelle.

Je me donnais à toi, tu te donnais à moi.


Mes orgasmes n'ont jamais été aussi beaux que lorsque je les partageais avec toi, je le reconnais.


Je ne sais pas si l'Amour était vraiment présent, tu sais.

Je pense que l'on s'est tous les deux beaucoup bernés et bercés d'illusions.

Je t'ai aimé, c'est vrai. Je t'ai vu comme un sauveur, c'est bien pour cela que tu as réduis tous mes espoirs à néant avec tes mensonges et autre.


Je ne sais pas si tu m'as réellement aimé un jour. À vrai dire, aujourd'hui cela n'importe plus.


Je voulais seulement te remercier, pour ces bons moments, pour cette complicité, pour tous ces fous rires, pour tous ces moments complètement sous drogue ( bien avant que je ne sois clean par la force des choses..), pour toutes ces fois où nous avons fait l'amour et pour ces fois où nous avons baisé.




Je te souhaite beaucoup de belles choses Max, pour que tu puisses enfin te découvrir et t'épanouir. Ainsi, je l'espère, tu grandiras et fera taire tous ces maux, toute cette souffrance et toute cette violence. Au fond de toi, et parfois, que tu engendres.


Prends soin de toi.


Signé :
                 La nana qui était prête à attendre dans la salle de bain avec ton katana au cas où un mec bizarre oserait se pointer dans notre ancien appartement.



Je ne ressens pas le besoin d'énumérer toutes ces crises de larmes ni même ton orgueil ou nos silences. Mes cris et la violence de tes non-dits.

Je te pardonne.

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