Promenade compiégnoise lors d'un doux après-midi

Théo Seguin

Une brise caressait les visages de ceux qui sortaient hâtivement des magasins pour rentrer immédiatement dans l'enceinte d'un autre ; et de ceux qui coulaient de paisibles moments, assis sur des chaises de paille et qui rafraîchissaient leur gorge de boissons onctueuses et pétillantes.

Le soleil s'écrasait sur la façade de l'hôtel de ville, où se déroulait un mariage à la coutume plutôt insolite dans un pays occidental.

La musique, qui était jouée pour l'occasion, resplendissait les oreilles de ceux qui l'écoutaient. Mais, à vrai dire, qui ne pouvait l'entendre ? Elle glissait dans l'air, par la force de ses sons et filait droit vers nos oreilles.

Si l'on fermait les yeux, on se retrouvait en Orient, dans un désert et près d'une mosquée millénaire, décorée d'ornements splendides aux couleurs aussi multiples que vives. Si on les laissait ouverts, on étudiait ce spectacle particulier et on rigolait intérieurement de cette chose aussi saugrenue que rare.

Les femmes voilées et hommes pompeusement habillés côtoyaient les vestiges médiévaux et gothiques, dans un ensemble qui collait curieusement bien. Et devant mes yeux émerveillés, des passants marchaient en foule, refusant par leurs regards avares d'admirer cette belle scène.

  • En vous lisant, le me disais que j'aurais pu l'écrire ! Pas trop de mots, mais suffisamment pour que le lecteur s'approprie le texte pour y construire sa propre aventure.

    · Il y a 28 jours ·
    Cp

    petisaintleu

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