Provence

gabin

Toile : La récolte des courges par Théodore Jourdan
Douce Provence aux courbes romanesques
De Pagnol et Zola ;
Perfection d'une pureté céleste
Telle une andalouse et son Alhambra.
Douce Provence aux reflets anis,
Figée à jamais,
En une œuvre de Ronis ;
Mise à nu de ton intimité.

Douce Provence où les tourtereaux,
Imitant le sulfureux Mirabeau,
S'ébattent à l'ombre des oliviers,
Assouvissent leurs fantasmes inavoués
À la pointe du cap.
En une découverte libertine,
Mimant la Méditerranée et ses saccades
Sous les jupons d'Albine.

Douce Provence et ses émois érotiques
Soulevés par les caresses incendiaires
De passions impudiques.
Pardonne-moi mes adultères
Au café de la Sorgue,
Dans le Verdon et ses profondes gorges.
Pardonne-moi, je t'en supplie
D'avoir épousé la belle Paris.

Cette Paris à la richesse du vice
Exténuant ma coquine gourmandise.
Paris, mon aguichante amante,
Celle m'ayant fait tout oublier ;
Ton parfum de lavande,
Ta splendeur et nos souvenirs enflammés.
Ô ma douce Provence, mon premier amour,
Je ne suis plus à toi qu'un bref aller-retour. 
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