Quatre stations

freya

Il faisait chaud. Étouffant. Un mois d'août brûlant, moite.
J'avais été obligée de sortir faire quelques démarches, mon gros sac à dos me collant les reins, ma gorge cherchant l'air. Un peu agacée par la chaleur, je décidais de me réfugier dans le métro. Une volée de marches, le passage du tourniquet s'ouvrant grâce à ma carte de transport, et je me rendais compte de mon erreur. C'était l'heure de pointe, la sortie des bureaux en l'occurrence, et la rame ne tarda pas à être bondée. Les gens se bousculaient pour se frayer un chemin, l'air vint presque à manquer. Les odeurs de transpiration et de parfums se mélangeaient, je vis même plusieurs personnes suer à grosses gouttes. Je remarquais un siège libre vers l'avant et m'y faufilais furtivement après avoir vérifié que personne ne s'y jetait.

Le métro démarra. Je plaçais mon sac sur mes cuisses nues, réajustant mes écouteurs au passage. Je me remerciais intérieurement d'avoir eu la bonne idée de couper mes cheveux au début de l'été. J'étais trempée de sueur.
Je levais les yeux sur les passagers me faisant face.
Une jeune femme très mince se tenait droite comme un i, un sac en cuir verni pressé contre sa poitrine menue. Des cheveux raides, un Jean serré malgré la chaleur, des Converses noires. Elle croisa mon regard et détourna les yeux aussitôt. A côté d'elle, un peu plus décontracté, était assit un homme qui semblait encore plus jeune. Peut-être 22 ans. Mon ventre se crispa. Il était mignon. Une épaisse chevelure châtain encadrait son visage, il avait la peau bronzée, des yeux foncés, un nez aplati. Son pantalon très ajusté moulait ses cuisses et son entrejambe. Je laissais mes yeux vagabonder sur son corps : épaules carrées, ventre rebondi, torse bombé, chemise blanche, manches retroussées, montre argenté, bague à la main droite. Aucun détail ne m'échappait. Il ne portait pas la barbe (j'ai toujours été attirée par les hommes à barbe), sa bouche fine souriait par moment : il lisait vraisemblablement, sur une tablette.

Je fermais les yeux quelques instants. Comme si je voulais figer son image dans mon esprit.

Quand je les rouvris, nous étions seuls dans la rame, lui et moi.

Il finit par se tourner de mon côté, en souriant distraitement. Mes mains se tordaient nerveusement sur mon sac à dos. Mon t-shirt collait mon ventre, mes seins. Je n'avais pas de soutien-gorge. Je sentis mes tétons durcir. Je serrais les cuisses.

Il rangea doucement sa tablette dans son sac à dos qui se trouvait à ses pieds. J'aperçus son dos, large, contre lequel était plaquée sa chemise. J'eus envie d'y balader les mains. Il se redressa et s'approcha de moi sans dire un mot. Il me débarrassa de mon sac, passa sa main dans mes cheveux, toujours en me regardant en silence. Ma respiration se fit saccadée, je retins mon souffle quand il caressa ma mâchoire puis ma gorge. Sa main continua son exploration dans mon décolleté. Il soupira de satisfaction en constatant que j'étais nue sous mon t-shirt. Son sourire se fit espiègle, il s'agenouilla devant moi et me força à écarter les jambes. Agacé par mon short, il le déboutonna et me l'enleva sans autre forme de procès. Ma culotte blanche était trempée, je tremblais. Déjà sa tête s'enfouit entre mes cuisses, je sentis son souffle contre ma peau puis sa langue qui me titillait. Sans perdre plus de temps, il remonta vers mon entrejambe pendant que ses mains s'affairaient à déplacer ma culotte sur le côté pour que sa bouche ai accès à ma fente. Sa langue chaude, brûlante, avide, me fouilla, déclencha des frissons qui me parcouraient furieusement le dos et le bas-ventre. Me voyant déjà excitée et fébrile, il alla directement se placer sur mon clitoris qu'il maltraita fiévreusement. Il le lapait, le dévorait et s'amusa même à le prendre délicatement entre ses dents. Je rejetais la tête en arrière, m'accrochant à ses cheveux épais. C'était divin. Je brûlais. Me contractais douloureusement, rejetant mon bassin vers lui. Sa langue descendait parfois plus bas, je sentais qu'il me goûtait, il gémissait, il aimait mon odeur. Un doigt taquin vint me pénétrer doucement puis brutalement, en de rapides vas et viens. Je me resserrais autour de ce doigt diabolique qui me frottait de l'intérieur pendant que sa bouche continuait de me prodiguer des baisers. Puis il maintint son rythme. Sa langue sur mon clitoris, les mouvements de son doigt … eurent raison de moi. Les bouffées de plaisir montèrent de plus en plus haut, de plus en plus fort, mon ventre se crispa, mon vagin se serra violemment et je plaquais mes deux mains sur ma bouche pour étouffer des cris.

 

Reprenant mes esprits, je constatais que mes voisins de métro me regardaient bizarrement. J'avais du lâcher un soupir pendant le voyage solitaire dans mon fantasme.  J'eu juste le temps d'apercevoir l'objet de mes convoitises descendre de la rame. Quatre stations après que je sois montée.

  • Excellent. Ce genre de fantasme est arrivée à une amie alors qu'elle accompagnait les cadres de sa société en TGV...

    · Il y a 2 mois ·
    Te%cc%81le%cc%81charger

    Marcus Volk

    • Les transports en commun sont toujours un lieu propice au dévergondage ! :)

      · Il y a environ 2 mois ·
      David cohen 124647

      freya

    • Pour ce que j'en sais ils étaient assis en première classe les uns en face des autres et elle somnolait... se laissant aller à une certaine rêverie..

      · Il y a environ 2 mois ·
      Te%cc%81le%cc%81charger

      Marcus Volk

    • Le temps est encore plus long en train ..

      · Il y a environ 2 mois ·
      David cohen 124647

      freya

    • Je vois que c'est du vécu...

      · Il y a environ 2 mois ·
      Te%cc%81le%cc%81charger

      Marcus Volk

    • Qui n'a jamais fantasmé durant un long voyage ? ;-)

      · Il y a environ 2 mois ·
      David cohen 124647

      freya

  • La chaleur extérieure fait monter la chaleur intérieure ;-))

    · Il y a 2 mois ·
    12804620 457105317821526 4543995067844604319 n chantal

    Maud Garnier

    • Haha c'est exactement ça ! :)

      · Il y a environ 2 mois ·
      David cohen 124647

      freya

Signaler ce texte