R comme Renouveau

unetincellerouge

Ton océan n'avait pas de vagues

      Il m'arrive, encore, parfois de revoir tes mains. Tu sais, tes longs doigts fins qui ont, durant de multiples nuits, parcourus mes hanches. Au détour de nuits d'avant printemps. Toi, qui au final, n'a pas eu le temps de me posséder entièrement. Toi qui ne saura jamais à quel point je peux réellement être insupportable. Jamais tu n'as entendu mes cris, jamais tu as souffert de mes mots tranchants, de ma brutalité sans émotions lorsque je me renferme totalement. Toi, à qui j'aurais tellement aimé donner.
J'ai du m'enfuir de tes bras. Sans vraiment le vouloir, rupture imposée par une tierce personne qui n'a causé que du mal. Qui laisse ce goût amer quand nos regards se croisent à nouveau.
Il y a certains morceaux de musique qui me rappelleront forcément toi, tous ces moments que l'on aurait dû vivre, tous les deux, mais que l'on vit, et vivra, séparément. Puisque j'ai fais le choix de partir, loin de tes yeux, sans même prendre vraiment ni le temps ni la peine de t'accorder un au revoir.
  

C'est ainsi, et peut-être que cette distanciation émotive était, elle aussi, écrite.

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