Rouge

david-h

   

Je ne sais pas comment j'ai fait mon histoire,

Mais grande fut ma surprise lorsque j'ouvris les yeux ;

Enfermé dans le noir, je pouvais te sentir, mais sans te voir,

Je pouvais t'entendre, sans pouvoir dire un mot ou deux.


Je ne sais pas ce qui c'était passé,

Tout balançait, tout chavirait ;

Tout avait foutu le camp !

Où était-ce le grand instant ?


J'étais à l'étroit,

Mais au chaud qu'importe ce qu'il arrive ;

Des senteurs à enivrer l'émoi,

D'une âme en empreinte olfactive.


Elle semble avoir disparue celle qui ressemblait à un bonhomme,

À l'intérieur des murs, et à l'extérieur LA Femme ouais bonhomme.

Je ne sais pas ce que j'ai manqué,

Où est-ce que j'ai déconnecté ;

Mais c'est trop bon,

Tant pis si ce n'est qu'une illusion.


La douceur de ses lèvres n'a pas de prix,

Les toucher c'est une seconde d'immortalité ;

Quand elle se mord les lèvres d'envie,

Quand elle rit en toute gaîté ;

Quand elle serre les lèvres avec l'envie de tuer.


Mais là j'ai l'immunité !

Le rôle en or, le rôle rêvé !

De ma vie d'homme, je n'aurai mieux espéré,

Même si éphémère, je tiens à savourer

Ce moment d'éternité,

Qui ne reviendra peut-être plus jamais.


Cet instant où elle me sortira de mon étui,

M'approchera de ses lèvres fragiles ;

Pour m'appliquer sur elles de toute mon énergie,

Être un bâton de rouge à lèvres, c'est trop stylé…


© David.H

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