Mi-Astre

terosse

Il est une fleur pâle à l'orée d'un herbage 

Que je trouve menue sous mes deux yeux baissés.

J'estime alors futile autant de roses rouges,

Dans les jardins du ciel devant cette clarté.


Car le bel astre à tige rêche a su défier

Le vent brutal et si mesquin aux nuées fatales.

S'estompant en effluve et se scindant sans rage,

Il coule enfin en s'égayant du bleu docile.


Parlant à Dieu de ma ferveur, je lui dirai

Sans vanité, ni menterie, les mots vertueux

De mon âme assagie de ses vœux assurés,

Sacrés sur ce serment, sous les sanglots des cieux.


Au firmament j'irai, pour saluer les étoiles,

Ami des confins noirs et amoureux transi.

J'irai le teindre au goûts des feux de mon Amour,

Mettre mon âme au diapason de Ses envies.

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